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2021 (vol. 21) 

Ostracodes messiniens du Détroit Bétique occidental (Sud-Ouest de l'Espagne)
Verónica ROMERO, Francisco RUIZ, María Luz GONZÁLEZ-REGALADO, Josep TOSQUELLA, Manuel ABAD, Tatiana IZQUIERDO, Antonio TOSCANO & Paula GÓMEZ

 | HTML  | PDF [620 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2108

 Résumé :  Au Néogène, le Détroit Bétique est l'un des passages entre l'Océan Atlantique et la Mer Méditerranée. Dans cet article, nous analysons les faunes d'ostracodes provenant d'un forage réalisé dans le sud-ouest de l'Espagne et, plus précisément, situé sur le trajet du détroit. Ce forage a traversé des sédiments déposés au cours de la période immédiatement antérieure à la crise de salinité messinienne. Au cours du Messinien moyen (6,8-6,0 Ma), les associations d'ostracodes, rares et peu diversifiés (Krithe, Parakrithe, Henryhowella), sont typiques de paléo-environnements bathyaux supérieurs (de 200 à 400 m de profondeur). Cette période comprend une courte transition (6,26-6,25 Ma) jusqu'à des paléo-environnements néritiques externes. Elle coïncide avec un épisode de glaciation et l'association est caractérisée par la présence d'Acanthocythereis hystrix (Reuss, 1850) et la disparition des genres Krithe et Parakrithe. Les espèces les plus fréquentes ont une large distribution biostratigraphique, la plupart étant présentes du Tortonien à l'Holocène.

Carnets Geol., vol. 21, nº 8, p. 181-192

En ligne depuis le 1 avril 2021


Brachiopodes jurassiens de l'intervalle Valanginien – Hauterivien. Leur contribution à la datation de la Formation de Salima au Mont Liban
Yves ALMÉRAS, Serge FERRY, Bruno R.C. GRANIER & Yann MERRAN

 | HTML  | PDF [1.734 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2107

 Résumé :  Les gisements jurassiens français ou suisses du Crétacé basal (Valanginien ou Hauterivien) recèlent de nombreuses espèces de brachiopodes parmi lesquelles 3 espèces inconnues au Liban : Lamellaerhynchia desori (Loriol in Pictet & Campiche, 1872), Sulcirhynchia valangiensis (Loriol, 1864) et Terebratulina arzierensis (Loriol, 1864). Le site fossilifère de la Formation de Salima à Zeghrine, une localité proche de Bikfaya (Mont Liban), recèle une association constituée de Belothyris pseudojurensis (Leymerie, 1842), Lamellaerhynchia hauteriviensis Burri, 1953, Loriolithyris valdensis (Loriol, 1868), Lor. latifrons (Pictet, 1872), Sellithyris carteroniana (Orbigny, 1847) et Terebratulina biauriculata Orbigny, 1850, toutes également présentes dans les localités jurassiennes. Sur la base de l'étude de son association de brachiopodes, la Formation de Salima est par conséquent attribuée au Valanginien indifférencié.

Carnets Geol., vol. 21, nº 7, p. 163-179

En ligne depuis le 24 mars 2021


Premier enregistrement des modifications paléo-océanograhiques et paléo-climatologiques au Campanien supérieur, Plate-Forme Arabe, secteur de Mazidag-Mardin area, Turquie du sud-est
İsmail Ömer YILMAZ, Izzet HOŞGÖR, Sevinç ÖZKAN-ALTINER, Michael WAGREICH & Jiří KVAČEK

 | HTML  | PDF [1.897 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2106

 Résumé :  La sédimentologie, la géochimie et la paléontologie des dépôts pélagiques d'âge Campanien supérieur à Maastrichtien de la Formation de Bozova illustrent pour la première fois les changements paléo-océanographiques dans le secteur de Mazıdağı-Mardin, Turquie du sud-est. La coupe stratigraphique composite, épaisse de 119,25 m, est constituée d'alternances de marnes, calcaires marneux, argiles et argiles noires ("black shales") ; aucun mélange grossier silicoclastique ou intercalation de turbidite n'a été observé dans la coupe. Les données biostratigraphiques indiquent la présence de la Zone à Radotruncana calcarata et des zones de nannofossiles UC15de/UC16. Les analyses géochimiques d'isotopes stables et d'éléments-traces ont été effectuées sur la coupe étudiée. Les courbes isotopiques résultantes montrent des variations similaires aux courbes de référence des bassins européens et chinois pour la même période. L'excursion principale négative en isotopes du carbone reconnue dans l'intervalle supérieur peut être corrélée avec l'Événement du Campanien supérieur. Les éléments-traces montrent de manière générale deux tendances haussières relatives de la productivité dans la partie inférieure et la partie moyenne de la succession lithologique. La partie inférieure de la coupe montre des conditions relativement plus dysoxiques/anoxiques et coïncide avec les niveaux habituels de "black shales".
La présence conjointe de foraminifères planctoniques et de nannofossiles calcaires diversifiés dans l'intervalle étudié indique un environnement marin océanique téthysien de basse latitude et d'eaux chaudes. De plus, les fossiles de plantes provenant de la masse continentale voisine indiquent un climat tropical humide similaire à celui de l'actuelle Australie nord-orientale. Par conséquent, des conditions atmosphériques tropicales humides et d'eaux chaudes se sont développées dans la zone d'étude provoquant une hausse de la productivité, des précipitations et le transport de débris végétaux jusqu'aux environnements marins du grand large.Des traces fossiles bio-érosives (perforations) sont décrites pour la première fois en Algérie. Trois ichnotaxons observés dans des coquilles d'Ostrea lamellosa du Messinien inférieur (Miocène terminal) du bassin de la Tafna sont décrits. Ces derniers sont attribués à Entobia cf. geometrica, Gastrochaenolites cf. torpedo et Trypanites isp.. Les coquilles d'Ostrea lamellosa sont encroûtées par des balanidés eux-mêmes perforés par Trypanites isp.. L'ichnoassemblage étudié est attribué à l'ichnofaciès à Trypanites. En outre, la bio-érosion et l'encroûtement décrits ici permettent l'identification des différentes phases de la transgression messinienne sur le haut-fond de Souk el Khemis.

Carnets Geol., vol. 21, nº 6, p. 137-162

En ligne depuis le 24 mars 2021


Bioérosion des coquilles d'Ostrea lamellosa du Messinien du bassin de la Tafna (NO Algérie)
Mohammed N. NAIMI, Olev VINN & Amine CHERIF

 | HTML  | PDF [1.139 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2105

 Résumé :  Des traces fossiles bio-érosives (perforations) sont décrites pour la première fois en Algérie. Trois ichnotaxons observés dans des coquilles d'Ostrea lamellosa du Messinien inférieur (Miocène terminal) du bassin de la Tafna sont décrits. Ces derniers sont attribués à Entobia cf. geometrica, Gastrochaenolites cf. torpedo et Trypanites isp.. Les coquilles d'Ostrea lamellosa sont encroûtées par des balanidés eux-mêmes perforés par Trypanites isp.. L'ichnoassemblage étudié est attribué à l'ichnofaciès à Trypanites. En outre, la bio-érosion et l'encroûtement décrits ici permettent l'identification des différentes phases de la transgression messinienne sur le haut-fond de Souk el Khemis.

Carnets Geol., vol. 21, nº 5, p. 127-135

En ligne depuis le 28 février 2021


Les bélemnites néocomiennes méditerranéennes, 5e partie : Distribution temporelle et zonation du Valanginien (avec quelques remarques sur la lithologie)
Nico M.M. JANSSEN

 | HTML  | PDF [5.238 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2104

 Résumé :  Une zonation établie sur la distribution temporelle des bélemnites est présentée pour le Valanginien et ses limites. Elle est calibrée sur des coupes du bassin pré-vocontien (sud-est de la France) datées par ammonites et corrélées banc par banc. Trois coupes inédites sont présentées ici. Ce sont au total sept zones et six sous-zones qui sont proposées ici. De plus, les différences concernant la répartition spatiale des bélemnites sont analysées au sein du domaine vocontien ainsi que dans d'autres régions (Bulgarie, Crimée, Espagne, France, Hongrie, Maroc, Roumanie, Slovaquie, Suisse, Tchèquie). Enfin, deux addenda présentent des remarques concernant certaines particularités lithologiques.

Carnets Geol., vol. 21, nº 4, p. 67-126

En ligne depuis le 28 février 2021


Révision d'Ostrea (Gigantostrea) gigantica Solander var. oligoplana Sacco et d'Ostrea (Ostrea) isseli Rovereto (Oligocène, Bassin tertiaire du Piémont, NO Italie)
Maria Cristina BONCI, Davide DAGNINO, Andrea MANDARINO, Aaron MAZZINI & Michele PIAZZA

 | HTML  | PDF [1.573 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2103

 Résumé :  L'objectif du présent travail est la révision et la nouvelle illustration d' Ostrea(Gigantostrea) gigantica Solander var. oligoplana Sacco, 1897, d'Ostrea (Ostrea) isseli n. denom. Rovereto, 1897, et d'Ostrea (Ostrea) isseli n. denom. var. elongata Rovereto, 1897. Ces taxons proviennent des couches oligocènes de la Formation de Molare (bassin tertiaire du Piémont, Piémont méridional - Ligurie centrale, Italie du nord-ouest). Les syntypes d'O. (G.) gigantica var. oligoplana figurent dans la collection Bellardi et Sacco du Musée Régional de Sciences Naturelles de Turin ; les syntypes d'O. (O.) isseli et d'O. (O.) isseli var. elongata font partie de la collection BTP (Département de Sciences de la Terre, de l'Environnement et de la Vie - DISTAV - Université de Gènes). La variété oligoplana est ici élevée au rang d'espèce et attribuée au genre Pycnodonte Fischer von Waldheim, 1835. O. (O.) isseli et O. (O.) isseli var. elongata sont ici considérées des synonymes juniors du taxon de Sacco. Rovereto a comparé sa nouvelle espèce à Ostrea subgigantea Raulin & Delbos, 1855, un taxon peu connu qui est figuré ici pour la première fois et considéré comme représentant une espèce distincte de P. oligoplana (Sacco, 1897).

Carnets Geol., vol. 21, nº 3, p. 55-66

En ligne depuis le 24 février 2021


Révision systématique et évolution de la famille tithonienne des Chitinoidellidae Trejo, 1975
Mohamed BENZAGGAGH

 | HTML  | PDF [1.884 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2102

 Résumé :  Plusieurs nouveaux genres et espèces de la famille des Chitinoidellidae Trejo, 1975, ont été créés par Pop (1997, 1998a, 1998b). Certains de ces taxons sont justifiés, mais d'autres sont mal définis et nécessitent une révision. Je discute ici la non-validité de certains taxons et je propose une nouvelle classification systématique et un cadre évolutif pour la famille des Chitinoidellidae, avec deux sous-familles : 1) Dobeninae, qui regroupe des chitinoïdelles de petite taille, avec les genres Borziella Pop, 1997, Carpathella Pop, 1998a, Daciella Pop, 1998a (amendé), Dobenilla n. gen. et Popiella Reháková, 2002, et 2) Bonetinae, qui regroupe des chitinoïdelles de plus grande taille, avec les genres Bermudeziella n. gen., Bonetilla n. gen. et Furrazolaia n. gen.. Ces deux sous-familles sont séparées dans le temps. Les espèces de petite taille de la sous-famille des Dobeninae caractérisent la Sous-Zone à Dobeni (Zone à Ponti des ammonites) et disparaissent immédiatement avant l'apparition des spécimens de plus grande taille de la sous-famille des Bonetinae qui, quant à eux, caractérisent la Sous-Zone à Boneti (Zone à Microcanthum p.p. des ammonites).

Carnets Geol., vol. 21, nº 2, p. 27-53

En ligne depuis le 15 février 2021


Bacinella, un type particulier de structure calcimicrobienne mésozoïque
Bruno R.C. GRANIER

 | HTML  | PDF [3.800 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2101

 Résumé :  La controverse entourant Bacinella irregularis Radoičić, 1959, et Lithocodium aggregatum Elliott, 1956, a fait s'opposer sédimentologues et paléontologues. Les arguments pour les exclure des Codiaceae sont passés en revue. Ces mêmes arguments peuvent également être avancés pour réfuter leur attribution à la plupart des autres groupes d'organismes. La seule hypothèse qui résiste alors à tous ces éléments de réfutation est celle d'une association impliquant des communautés microbiennes. En conséquence, ces structures sont ici traitées comme des structures biosédimentaires, à savoir des structures bacinellae, et non comme des taxons. L'une des caractéristiques propres aux organismes responsables de ces structures bacinellae est leur forte capacité de corrosion, comme en témoignent des exemples de fossiles partiellement ou totalement cannibalisés. Cette cannibalisation représente un état de corrosion au-delà de l'altération de surface et des perforations. Outre leur capacité à corroder les substrats calcaires, ces organismes microbiens sont capables de former des nodules ou des oncoïdes, voire même des biostromes qui, selon leur stade de développement, peuvent constituer des substrats mous, fermes, voire durs. Cependant, dans l'état actuel de nos connaissances, les communautés microbiennes contribuant à ces structures bacinellae n'ont jamais construit de bioherme. Pour compléter ce tour d'horizon synthétique, un modèle de construction rassemblant de manière cohérente la plupart des variantes architecturales est présenté. Quant au foraminifère endolithique Troglotella incrustans, fréquemment associé aux structures bacinellae, ce n'est ni un organisme encroûtant, ni un perforant. Enfin, contrairement à certaines hypothèses erronées, aucun épisode majeur à bacinellae n'a jamais été observé à la suite d'un Événement Anoxique Océanique significatif.

Carnets Geol., vol. 21, nº 1, p. 1-25

En ligne depuis le 21 janvier 2021


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2020 (vol. 20) 

La biosignature de la sparite permet de distinguer un ciment gravitationnel des endostromatolithes
Bruno R.C. GRANIER

 | HTML  | PDF [2.953 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2020

 Résumé :  Après à un bref rappel de quelques principes fondamentaux de la sédimentologie (pétrographie sédimentaire) des carbonates qui met en évidence l'importance de la matière organique, quelques exemples de biocristaux dans les grains calcaires, tels que les bioclastes ou les ooïdes, sont présentés dans un chapitre d'introduction à une discussion portant sur la distinction entre ciments gravitationnels et endostromatolithes. Les ciments gravitationnels, qu'ils soient marins (fibreux) ou continentaux (en "dents de chien"), sont constitués de cristaux sparitiques hyalins (c'est-à-dire translucides) tandis que les endostromatolithes sont constitués de cristaux sparitiques colorés et /ou de micrite. Les ciments gravitationnels se forment dans la zone vadose alors que les endostromatolithes poussent probablement dans de petites cavités de la roche dans la zone phréatique marine. En tant que tels, ces derniers peuvent pousser de manière centripète dans toutes les directions (et pas seulement vers le bas).

Carnets Geol., vol. 20, nº 20, p. 407-419

En ligne depuis le 20 novembre 2020


Adelocoenia (Stylinidae), genre scléractiniaire mésozoïque, et ses espèces jurassiques
Bernard LATHUILIÈRE, Rosemarie C. BARON-SZABO, Sylvain CHARBONNIER & Jean-Michel PACAUD

 | HTML  | PDF [4.677 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2019

 Résumé :  Le genre Adelocoenia Orbigny, 1849, est révisé et un néotype est désigné pour son espèce type Astrea castellum Michelin, 1844. Pour diverses raisons qui tiennent à l'histoire taxinomique des coraux scléractiniaires, il est devenu difficile d'identifier de manière fiable des coraux mésozoïques combinant les caractéristiques d'une structure coloniale plocoïde et une absence de columelle. C'est pourquoi de tels genres ont besoin d'être révisés, et parmi eux, Adelocoenia. En complément à la révision de l'espèce type, les espèces jurassiques regroupées au sein d'Adelocoenia sont révisées en utilisant le matériel type lorsque cela était possible. De nombreuses nouvelles synonymies sont proposées, fondées principalement sur des caractères tels que la symétrie et les dimensions squelettiques. Une autre conséquence est que la plupart des espèces précédemment groupées au sein de Pseudocoenia Orbigny sont transférées vers Adelocoenia. En outre, nous présentons une vue clarifiée des distributions paléogéographiques et stratigraphiques du genre Adelocoenia, selon laquelle ce genre a fait sa première apparition au cours du Jurassique inférieur, représenté par un seul spécimen connu du Sinémurien de France. Par la suite, ce genre a connu une augmentation significative de sa répartition et de sa diversité au cours du Dogger. L'apogée de son succès a suivi au Jurassique supérieur au cours duquel Adelocoenia a montré ses plus grandes disparité morphologique et diversité taxinomique, ainsi que son aire de répartition la plus vaste. Le genre a survécu dans l'enregistrement fossile du Crétacé. Tout au long de son histoire, Adelocoenia a principalement vécu dans des environnements de plates-formes internes de basses latitudes.

Carnets Geol., vol. 20, nº 19, p. 367-406

En ligne depuis le 11 novembre 2020


Les rudistes (Bivalvia) silicifiés et exceptionnellement bien conservés du Maastrichtien inférieur de Porto Rico
Simon F. MITCHELL

 | HTML  | PDF [5.339 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2018

 Résumé :  Des rudistes hippuritidés exceptionnellement bien conservés (silicifiés) sont observés dans la Formation d'El Rayo (Maastrichtien inférieur) du sud-ouest de Porto Rico. Trois espèces appartenant à trois genres différents sont représentées : Caribbea muellerreidi (Vermunt), Laluzia peruviana (Gerth) et Parastroma guitarti (Palmer). La dissolution par de l'acide des matrices calcaires a fourni une collection de nombreuses valves senestres et dextres en trois dimensions, dont de nombreuses présentant les menus détails du système de pores. Les caractéristiques morphologiques de chaque espèce sont décrites, et nombre de ces traits sont illustrés pour la première fois. Ce nouveau matériel, associé aux descriptions présentes dans d'autres études, montre que six genres d'hippuritidés endémiques ont évolué en deux radiations distinctes dans le Nouveau Monde : une radiation plus ancienne avec des formes qui comportent des canaux palléaux dans la valve senestre (Barrettia, Whitfieldiella et Parastroma) et une radiation plus récente de formes dépourvues de canaux palléaux dans cette même valve senestre (Laluzia, Caribbea and Praebarrettia). La délicate conservation montre également que, chez ces hippuritidés endémiques du Nouveau Monde, les alvéoles pour les dents consistaient en des fentes dans lesquelles les côtes des dents s'ajustaient ; cela contraste avec les hippuritidés de l'Ancien Monde qui présentent de véritables alvéoles constituées par les replis des tabulae pour les dents. La morphologie unique de ces alvéoles dentaires est utilisée ici pour définir une sous-famille monophylétique pour laquelle le nom de Barrettiinae Chubb est disponible.

Carnets Geol., vol. 20, nº 18, p. 333-366

En ligne depuis le 11 novembre 2020


Ostracodes du Lago-Mare messinien en Tunisie
Rim TEMANI, Francesco SCIUTO & Hayet K. AMMAR

 | HTML  | PDF [1.121 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2017

 Résumé :  Des analyses micropaléontologiques ont été réalisées sur deux coupes stratigraphiques échantillonnées dans des dépôts du Messinien supérieur affleurant en Tunisie orientale. Elles nous ont permis d'identifier certains niveaux sédimentaires présentant de fortes concentrations en ostracodes d'eaux douce ou saumâtre, qui peuvent être rapportés à la faune de faciès Lago-Mare. Certaines de ces espèces peuvent être considérées comme paratéthysiennes ou plutôt comme des espèces ayant migré en Mer Méditerranéenne depuis les régions paratéthysiennes, alors que d'autres présentent une affinité paratéthysienne. La faune de faciès Lago-Mare est peu connue dans les régions sud-méditerranéennes et cet article fournit de nouvelles données sur sa répartition géographique.
Des deux sections étudiées, la première, la coupe de Wadi El Kebir, située dans la partie sud-est de la péninsule du Cap Bon, comporte des niveaux dominés par Cyprideis agrigentina et Cyprideis ex gr. C. torosa, tandis que la seconde, la coupe de Salakta, située dans la région du Sahel, comporte un niveau doté d'une très riche faune d'ostracodes de faciès Lago-Mare, essentiellement constituée des espèces Amnicythere propinqua, Mediocytherideis punctata et Ilyocypris gibba.

Carnets Geol., vol. 20, nº 17, p. 315-331

En ligne depuis le 14 octobre 2020


Première découverte attestée de la tortue d'eau douce Mauremys dans le Pliocène supérieur d'Italie, avec un nouveau signalement de Thatchtelithichnus holmani, un ichnotaxon rarement mentionné
Alberto COLLARETA, Simone CASATI, Marco A.L. ZUFFI & Andrea DI CENCIO

 | HTML  | PDF [1.078 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2016

 Résumé :  De nos jours, les espèces du genre de tortues d'eau douce Mauremys (Testudinoidea : Geoemydidae) vivent principalement en Asie orientale, mais trois d'entre elles habitent l'écozone paléarctique occidentale. En Italie, les découvertes d'individus vivants de Mauremys sont interprétées comme des signalements d'espèces étrangères ; cependant, un nombre croissant de fossiles montre que ce genre était présent en Italie dès le Pléistocène supérieur. Nous signalons un nouveau spécimen fossile de Mauremys provenant de dépôts marginaux marins du Pliocène supérieur (Plaisancien) de Toscane (Italie centrale). Cette découverte, comprenant un plastron partiel et une neurale désarticulée, représente le second signalement confirmé de Mauremys dans le Pliocène italien et le premier dans le Plaisancien d'Italie. Ainsi, ce spécimen représente un fossile significatif puisque, avec l'holotype zancléen de Mauremys portisi, il comble la lacune entre les segments miocène et pléistocène dans la distribution chronostratigraphique des fossiles italiens de Mauremys. En outre, deux cicatrices insolites observées sur la surface externe du plastron étudié sont attribuées ici à l'ichno-espèce Thatchtelithichnus holmani. Il s'agit d'un des rares signalements de cette ichno-espèce à l'échelle planétaire et aussi de son occurrence stratigraphique la plus jeune. Les hypothèses concernant l'origine des traces de type Thatchtelithichnus sont reconsidérées à la lumière de notre découverte et leur interprétation en tant que traces cicatricielles d'attachement d'ectoparasites aquatiques (probablement des tiques, des sangsues ou des douves) est réaffirmée comme probable dans le cas de traces situées sur la face externe des plaques plastrales des tortues.

Carnets Geol., vol. 20, nº 16, p. 301-313

En ligne depuis le 14 octobre 2020


Données complémentaires sur les lys de mer post-paléozoïques (crinoïdes ; Crinoidea, Echinodermata) des Carpathes externes de la République tchèque et de Pologne
Mariusz A. SALAMON, Miroslav BUBÍK, Bruno FERRÉ, Andrzej SZYDŁO, Piotr NESCIERUK, Bartosz J. PŁACHNO, Tomasz BRACHANIEC & Karolina PASZCZA

 | HTML  | PDF [1.067 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2015

 Résumé :  Les dépôts jurassiques (Tithonien) et crétacés inférieurs (Berriasien/Valanginien-Hauterivien) des formations de Vendryně et des Calcaires de Cieszyn de la République tchèque et de Pologne sont localement riches en restes crinoïdiques, représentés par des thèques entières, éléments isolés de thèque, pièces brachiales, columnales et pluri-columnales, de cirres et de crampons. Ils sont rapportés respectivement aux isocrinides (Isocrinida  : Isocrinus cf. amblyscalaris, Isocrinida indet.), cyrtocrinides (Cyrtocrinida  : Eugeniacrinites sp., Phyllocrinus sp., Gammarocrinites sp., Hemicrinus tithonicus, Plicatocrinus hexagonus, Cyrtocrinida indet.), millericrinides (Millericrinida  : Millericrinida indet.) et aux thiolliericrinides (Comatulida, Thiolliericrinidae  : Thiolliericrinidae gen. et sp. indet.). Ces crinoïdes du Crétacé supérieur (Maastrichtien) et du Paléogène (Paléocène-Oligocène) sont représentés par des restes isolés appartenant aux  : Isocrinida indet., Cyrtocrinida indet., bourgueticrinides (Comatulida, Bourgueticrinina  : Bourgueticrinina fam. et gen. indet.) et aux rovéacrinides (Roveacrinida, Roveacrinidae gen. et sp. indet.). Les rovéacrinides ont été récupérés uniquement dans les échantillons du Maastrichtien. Malgré les conclusions présentées préalablement que les isocrinides des Carpathes du Flysch externe dominaient aux alentours de la limite Jurassique-Crétacé en raison de l'environnement sédimentaire beaucoup moins profond de ces dépôts, nous pouvons maintenant conclure qu'ils furent communs et associés aux cyrtocrinides dans tous les types d'environnement. Il est également utile de préciser que les cyrtocrinides et les isocrinides sont présents dans les sediments paléogènes qui furent déposés dans les environnements extrêmement peu profonds. De nombreuses données suggèrent que les isocrinides crétacés (depuis le Crétacé moyen) ont migré dans les zones d'eaux profondes en réponse à l'accroisssement du nombre de prédateurs lors de la soi-disant révolution marine mésozoïque.

Carnets Geol., vol. 20, nº 15, p. 283-299

En ligne depuis le 14 octobre 2020


Sélection du lectotype d'Orbitolinopsis flandrini Moullade, 1960 (Foraminifère) : La pièce manquante d'un puzzle taxinomique
Felix SCHLAGINTWEIT, Ioan I. BUCUR & François LE COZE

 | HTML  | PDF [1.370 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2014

 Résumé :  Orbitolinopsis flandrini Moullade, 1960, a été décrit dans les calcaires urgoniens (Crétacé inférieur) du sud-est de la France. La validité de ce taxon n'est pas en question, la désignation d'un holotype n'étant obligatoire que pour les taxons décrits après 1989 (CINZ, 4e édition, article 72.3). Aujourd'hui, la description originale de cette espèce est considérée comme fondée sur un mélange de taxons rapportés aux genres Orbitolinopsis Henson, 1948, Cribellopsis Arnaud-Vanneau, 1980 (sections transversales à cupules/septules dans la partie centrale) et Drevennia Arnaud-Vanneau, 1980 (sections axiales avec une colonne axiale "semblable à une columelle"). Toutefois cette description originale, courte et donc insuffisante, soulignait la présence d'une partie centrale du test semblable à une "columelle" comme étant la caractéristique distinctive de l'espèce. De fait, la majorité des sections (sub-) axiales montrant une colonne axiale (absente chez les Orbitolinopsis) sont considérées comme appartenant au genre Drevennia (Famille des Pfenderinidae). Par conséquent, la nouvelle combinaison Drevennia flandrini (Moullade, 1960) est proposée et un lectotype est sélectionné à partir des illustrations originales. Drevennia ecougensis, l'espèce-type du genre, est mise en synonymie avec D. flandrini, cette dernière espèce ayant priorité sur D. ecougensis (synonyme subjectif plus ancien). De nouvelles découvertes en Serbie permettent d'élargir la répartition stratigraphique de D. flandrini du Berriasien supérieur à l'Aptien inférieur. Les premières apparitions de Drevennia, Dobrogelina Neagu, 1979, Pfenderina Henson, 1948, et Moulladella Bucur & Schlagintweit, 2018, au Berriasien supérieur apportent la preuve d'une radiation adaptative des Pfenderinidae à cette époque, phénomène déjà noté pour d'autres types de foraminifères benthiques principalement chez les grands foraminifères complexes (e.g., Orbitolinidae).

Carnets Geol., vol. 20, nº 14, p. 273-282

En ligne depuis le 21 septembre 2020


Considérations stratigraphiques et taxonomiques sur la faune de rudistes du Crétacé supérieur d'Aksai Chin (Tibet occidental, Chine) appartenant à la Collection De Filippi
Jingeng SHA, Simone FABBI, Riccardo CESTARI & Lorenzo CONSORTI

 | HTML  | PDF [3.300 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2013

 Résumé :  La faune de rudistes récoltée dans la région d'Aksai Chin dans l'ouest du Tibet par l'expédition De Filippi en 1914 est réexaminée et redécrite. Cette faune est composée de Radiolites cf. lusitanicus, Radiolites sp., Gorjanovicia cf. endrissi, ? Sauvagesia sp., Sphaerulites sp., Durania sp. et Gyropleura sp. Les couches à rudistes appartiennent au Groupe Tielongtan du terrane de Tianshuihai. La Formation Xiloqzung du Turonien - ? Coniacien recèle les rudistes les plus anciens (Radiolites cf. lusitanicus, Radiolites sp., Sphaerulites sp., Durania sp.), tandis que l'analyse du contenu microfossilifère par comparaison avec celui de la Néotéthys occidentale suggère un âge Campanien inférieur à moyen pour les rudistes les plus jeunes. Ceci permet d'attribuer les rudistes les plus jeunes appartenant à la collection (Gorjanovicia cf. endrissi, ? Sauvagesia sp., Gyropleura sp. et Radiolites sp.) à la Formation de Dongloqzung. Nos données confirment que les faciès à rudistes du Groupe Tielongtan sont présents au moins jusqu'au Campanien moyen. L'association de rudistes de l'Aksai Chin devrait être rattachée à l'association du sud-ouest asiatique au sein de la Sous-Province méditerranéenne orientale.

Carnets Geol., vol. 20, nº 13, p. 249-272

En ligne depuis le 21 septembre 2020


Découverte de moldavite dans des sédiments du Miocène moyen (Langhien) du sud-ouest de la Pologne
Tomasz BRACHANIEC

 | HTML  | PDF [510 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2020.2012

 Résumé :  La plupart des tectites de Ries (moldavites) se sont déposées dans des sédiments clairement postérieurs à la formation du cratère de Ries, ce qui suggère un dépôt secondaire de ces éjectas vitreux. Seules quelques formations sédimentaires connues pour livrer ces tectites sont d'âge miocène moyen et contemporaines de l'événement de Ries. L'une d'elle, la Formation Poznańska, affleure à travers la Pologne sud-occidentale. Ses dépôts argileux se sont formés au Miocène moyen (Langhien). Les nouvelles moldavites décrites dans cette note proviennent de la Formation Poznańska. Elles pèsent de 0,851 à 0,907 g. La sablière de Stanisław  Nord, où ont été trouvées ces tectites, est située à 490 km de la structure de Ries. Ces découvertes s'accordent parfaitement avec les simulations numériques modélisant l'éjection de ces moldavites à plus de 600 km du cratère source.

Carnets Geol., vol. 20, nº 12, p. 241-247

En ligne depuis le 30 juin 2020


Chamberlainium pentagonum (Conti) n.comb. et Spongites fruticulosus (Corallinales, Rhodophyta) dans les calcaires miocènes de Méditerranée occidentale
Giovanni COLETTI, Juraj HRABOVSKÝ & Daniela BASSO

 | HTML  | PDF [1.526 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70837

 Résumé :  Des analyses phylogénétiques moléculaires ont révélé une biodiversité inattendue au sein des algues rouges calcaires des océans modernes. Il est peu probable que cette richesse des espèces soit une caractéristique exclusive des écosystèmes modernes. Afin d'étudier la biodiversité des algues rouges calcaires fossiles, un large ensemble de données issues d'échantillons du Miocène de la Méditerranée occidentale, auparavant identifiés comme Spongites fruticulosus (et ses synonymes juniors), a été révisé en s'appuyant sur le cadre taxinomique moderne. Cette analyse a identifié deux groupes distincts. Le premier groupe comporte les spécimens correspondant à la description actuelle de S. fruticulosus. Le second groupe est constitué par Chamberlainium pentagonum n.comb., premier fossile représentatif du genre. Cette espèce a été séparée de Spongites fruticulosus sur la base de la plus petite taille de ses conceptables et de l'épaisseur moindre du toit de ces derniers. Les mêmes caractéristiques ont été mises en évidence par les analyses phylogénétiques moléculaires modernes permettant de séparer Chamberlainium de Spongites. Chamberlainium pentagonum, tout comme les spécimens fossiles de Spongites fruticulosus, est présent dans la majeure partie de la zone étudiée et ces deux espèces cohabitent dans plusieurs localités, indiquant une tolérance écologique large et similaire pour les deux taxons. Ces résultats suggèrent que la biodiversité des algues rouges calcaires miocènes est probablement sous-estimée ; ils montrent l'intérêt d'utiliser des ensembles de données conséquents pour étudier les algues rouges calcaires fossiles.

Carnets Geol., vol. 20, nº 11, p. 223-240

En ligne depuis le 30 mai 2020


Première occurrence du Vetulicolia problématique Skeemella clavula dans la Formation cambrienne de Marjum Formation d'Utah, É.U.A.
Julien KIMMIG, Wade W. LEIBACH & Bruce S. LIEBERMAN

 | HTML  | PDF [798 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70836

 Résumé :  Dans l'ouest de l'Utah (É.U.A.), la Formation cambrienne de Marjum préserve une faune diversifiée d'animaux à corps mou dans le Drumien supérieur, une faune légèrement plus jeune que celle des fameux Schistes de Burgess. Alors que la Formation de Marjum est dominée par les arthropodes, des animaux appartenant à différents phylums ont également été découverts. Nous illustrons ici la seconde occurrence de Skeemella clavula, un rare et énigmatique taxon dont on pensait précédemment qu'il n'était présent que dans la Formation de Pierson Cove des Montagnes de Drum (N Utah). Leur présence dans la Formation de Marjum représente un nouveau milieu de conservation, ainsi qu'un dépôt légèrement plus jeune. Les nouveaux spécimens portent à trois le nombre de spécimens connus. Enfin, ces spécimens contribuent à une meilleure compréhension de la morphologie de ce représentant du phylum problématique des Vetulicolia.

Carnets Geol., vol. 20, nº 10, p. 215-221

En ligne depuis le 30 mai 2020


Metacuvillierinella sireli n. sp., un nouveau Rhapydioninidae (Foraminifères) du sud-ouest de la Turquie, occasion de nouvelles observations sur l'endosquelette et les particularités de la famille, avec un lexique spécialisé
Jean-Jacques FLEURY & Recep ÖZKAN

 | HTML  | PDF [4.532 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70793

 Résumé :  La famille des Rhapydioninidae est une partie de la superfamille des Alveolinacea. La principale caractéristique de cette superfamille est constituée par son endosquelette, divisant chaque loge en logettes tubulaires ordinairement orientées parallèlement à la direction d'enroulement, ne communicant que dans un espace indivis situé dans la partie antérieure des loges : L'espace préseptal. Les Rhapydioninidae sont en partie particularisés par la compression du test dans le plan équatorial et par leur tendance au déroulement final, contrairement aux Alveolinidae, la famille sœur, qui sont allongés axialement et ne se déroulent jamais. Les Rhapydioninidae sont en outre distingués par la coexistence de deux types de logettes : Les logettes primaires, séparées par les cloisonnettes, formant une unique couche dans la partie périphérique des loges, et les logettes secondaires constituées par deux ensembles : Les "Logettes Secondaires Basales" (BSC) formant une couche accolée au tour précédent et les "Logettes Secondaires Dispersées" (SSC) percées dans une masse plus ou moins compacte, l' "endosquelette central" (nullement homologue de la "couche basale", parfois nommée flosculinisation ou columelle, de certains Alveolinidae). La présence de piliers préseptaux joignant l'endosquelette central au septe au travers de l'espace préseptal ainsi que les deux modes particuliers d'organisation des logettes secondaires : Structure des "BSC-SSC" (et sa variante "filet de pêche") et "structure confluente" constituent encore des traits distinctifs de la famille ; ils sont analysés ci-dessous.
Une nouvelle espèce campanienne, Metacuvillierinella sireli n. sp., est décrite, en provenance des calcaires de la formation Sanli, l'unité terminale supposée du groupe Adiyaman connu dans la région de Mardin, en Turquie (Anatolie sud-orientale). Le nouveau taxon est un Rhapydioninidae typique par l'architecture de son test et son endosquelette. C'est une évidente nouvelle espèce par son enroulement initial planispiralé des tests A, ses deux générations pseudoplanispiralées à stade final advolute et ses fines logettes trahissant un endosquelette de type "BSC-SSC". Son attribution générique est plus douteuse : Le faible dimorphisme de générations et l'enroulement advolute des tests ne sont connus que chez le genre Metacuvillierinella, alors que l'organisation de l'endosquelette, non observée chez le type de ce genre (M. decastroi), rappelle certains taxons où cette structure est bien identifiée, tels que Pseudochubbina et Cuvillierinella perisalentina. Un inventaire général mené au sein des Rhapydioninidae montre que cette organisation est largement répandue dans toutes les sous-familles des deux côtés de l'Atlantique et ne peut être considérée comme un critère distinctif fondamental au sein du groupe; l'un de ses attributs, l'existence d'une couche de logettes secondaires basales (BSC) reste cependant indiscernable, pour des raisons géométriques, chez les taxons comportant des logettes secondaires de fort diamètre, comme chez M. decastroi en particulier. Ce critère, dont l'observation ne dépend que de la taille des logettes, ne permet donc pas de discriminer fondamentalement le nouveau taxon de M. decastroi, dont il serait un descendant, bien qu'il s'en différencie encore par la grande taille relative de son proloculus A et le stade initial non miliolin des tests de génération A ; ces critères, eux-mêmes susceptibles d'interprétation, ne paraissent pas suffisants pour une distinction d'ordre générique, qui ne pourrait se justifier qu'en fonction du "rayonnement" que pourrait présenter le nouveau taxon, par sa dissémination propre ou celle sa parenté-descendance.
Accessoirement, à l'occasion de la recherche effectuée pour la reconnaissance de la structure "BSC-SSC", tous les genres connus de la famille dans l'Ancien et du Nouveau Monde sont reconsidérés: Pseudochubbina, Cuvillierinella, Murciella, Sigalveolina, Cyclopseudedomia, Sellialveolina, Rhapydionina, Fanrhapydionina, Chubbina, Praechubbina, Raadshoovenia, Neomurciella, Twaraina. Une attention particulière est prêtée au genre Euro asiatique Pseudedomia, dont le type et, en conséquence, les interprétations consécutives, apparaissent peu fiables. De nouvelles sections de Subalveolina dordonica et Fleuryana adriatica sont figurées.
La conclusion porte principalement sur les critères de distinction des divers niveaux systématiques au sein de la famille. On n'accorde aucun crédit aux classiques distinctions entre caractères dits "spécifiques" et "génériques". Un mode de travail plus pragmatique est proposé, considérant chaque caractère comme dépourvu de signification par lui-même mais nécessitant d'être compris et interprété parmi les autres, c'est-à-dire dans la perspective évolutive de l'ensemble du groupe.
On propose en appendice un lexique adapté aux Rhapydioninidae et aux concepts plus ou moins directement associés à cette famille.

Carnets Geol., vol. 20, nº 9, p. 165-213

En ligne depuis le 11 mai 2020


Incidences de l'Évènement Anoxique Océanique II sur l'évolution des ostracodes des dépôts cénomano-turoniens du bassin du Tinrhert (SE Algérie)
Soumia TCHENAR, Bruno FERRÉ, Mohammed ADACI, Djamila ZAOUI, Madani BENYOUCEF, Mustapha BENSALAH & Touria KENTRI

 | HTML  | PDF [1.382 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70792

 Résumé :  Dans le bassin du Tinrhert, au passage Cénomanien/Turonien, les ostracodes sont rares dans la plupart des niveaux échantillonnés ; ils ne présentent aucune variabilité, leur fréquence ne dépassant pas 4% de toute la microfaune. Leur présence optimale, tant qualitative que quantitative, s'observe à la base du Turonien inférieur où leurs cortèges sont dominés par les genres Cythereis, Paracypris et Cytherella.
Afin de comprendre ces observations, nous avons mené une étude paléoécologique sur cinq coupes géologiques et reconstitué l'impact des conditions sédimentologiques (quartz, gypse et pyrite) et celui des variations eustatiques.

Carnets Geol., vol. 20, nº 8, p. 145-164

En ligne depuis le 11 mai 2020


A report on the 12th International Symposium on Fossil Algae (Lucknow, India - September 16-18, 2019)
Daniela BASSO, Arindam CHAKRABORTY & Amit K. GHOSH

 | HTML  | PDF [2.175 KB]

Carnets Geol., vol. 20, Meeting Review 1, p. 141-144

En ligne depuis le 11 mai 2020


Nouvelles occurrences de Modulidae (Mollusca : Gastropoda) dans des gisements européens de l'Éocène, de l'Oligocène et du Miocène : Données de collections du 19e siècle
Pierre LOZOUET, Bruno CAHUZAC & Laurent CHARLES

 | HTML  | PDF [1.285 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70761

 Résumé :  L'examen de collections historiques déposées au Muséum d'Histoire Naturelle de Bordeaux et à la Faculté des Sciences de l'Université de Bordeaux a permis d'identifier de nouveaux taxons de Modulidae dans l'Oligocène et le Miocène du bassin aquitain. Ces Modulidae appartiennent aux groupes américains Modulus modulus et Trochomodulus. Trois nouvelles espèces sont décrites : Modulus benoisti nov. sp. (Serravallien), Trochomodulus stampinicus nov. sp. (Rupélien), proche de Trochomodulus sublaevigatus (Orbigny, 1852), une espèce chattienne, et Incisilabium trochiformis nov. sp. (Priabonien). Ce dernier est le plus ancien Modulidae connu avec Incisilabium parisiensis (Deshayes, 1832) (Éocène moyen) précédemment classé dans les Trochidae. Ces résultats montrent que la paléobiogéographie et l'origine de la famille des Modulidae doivent être réexaminées.

Carnets Geol., vol. 20, nº 7, p. 125-139

En ligne depuis le 17 mars 2020


Rétablissement total des conditions marines après la phase "Lago Mare" du Messinien supérieur de la Mer Méditerranée dans les régions de Licodia Eubea et Villafranca Tirrena (Sicile orientale)
Francesco SCIUTO & Angela BALDANZA

 | HTML  | PDF [691 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70760

 Résumé :  Après la phase dite "Lago Mare" en Mer Méditerranée, à la fin de la crise de la salinité du Messinien supérieur, le bassin méditerranéen s'est caractérisé par un retour à des conditions marines normales à partir du Pliocène inférieur (Zancléen). Au cours de cette période, des accumulations remarquablement épaisses de sédiments pélitiques calcaires très riches en foraminifères planctoniques et nannofossiles se sont déposées dans le bassin méditerranéen. En Sicile, ces sédiments pélitiques calcaires sont connus à l'affleurement sous l'appellation de Formation de Trubi. Comme dans d'autres régions méditerranéennes, ils ont été déposés en concordance sur le substrat pré-Pliocène, qui est essentiellement représenté par les évaporites messiniennes ou par des sédiments post-évaporites à faciès "Lago Mare". Pour cette étude, nous avons analysé des échantillons récoltés dans les secteurs de Licodia Eubea et Villafranca Tirrena (Sicile orientale) à la base de la Formation de Trubi (Zancléen), immédiatement au-dessus du faciès messinien. Les résidus de lavages sont caractérisés par des associations micropaléntologiques de foraminifères, benthiques et planctoniques, et d'ostracodes typiques d'eaux profondes. Les caractéristiques de ces associations de microfossiles et l'observation stratigraphique des couches de la transition Messinien-Pliocène témoignent d'une élévation rapide du niveau de la mer dans ce secteur de la région paléoméditerranéenne ; en outre, elles sembleraient démontrer qu'ici, contrairement à ce qui a été observé sur d'autres secteurs (e.g., détroit de Gibraltar), cet événement serait survenu sans y produire de traces tangibles d'érosion.

Carnets Geol., vol. 20, nº 6, p. 107-123

En ligne depuis le 17 mars 2020


Un poisson-scie rhinopristiforme (genre Pristis) de l'Éocène moyen (Lutétien) du Pérou méridional et ses implications régionales
Alberto COLLARETA, Luz TEJADA-MEDINA, César CHACALTANA-BUDIEL, Walter LANDINI, Alí ALTAMIRANO-SIERRA, Mario URBINA-SCHMITT & Giovanni BIANUCCI

 | HTML  | PDF [1.180 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70759

 Résumé :  Les poissons-scies modernes (Rhinopristiformes : Pristidae) présentent une distribution globale dans les eaux chaudes ; ils sont fréquents dans les habitats marins proximaux et même en eaux douces. Le registre fossile des genres modernes des Pristidés (i.e., Pristis et Anoxypristis) remonte à l'Éocène inférieur et est principalement représenté par des épines rostrales isolées et dents orales, ainsi que des rostres phosphatés représentant des événements exceptionnels. Nous rapportons ici un rostre partiel de Pristidae, présentant plusieurs épines rostrales articulées, provenant des couches de l'Éocène moyen de la Formation Paracas (Membre Yumaque) exposées dans la partie orientale du Bassin de Pisco au sud du Pérou. Ce spécimen très bien conservé permet l'observation de structures anatomiques qui sont difficilement fossilisables, par exemple les sillons paracentraux qui s'étirent le long de la face ventrale du rostrum. En se basant sur la morphologie des épines rostrales, ce poisson-scie fossile est identifié ici comme appartenant à Pristis. À notre connaissance, cette découverte représente la plus ancienne occurrence géologique connue de Pristidae le long des côtes pacifiques de l'Amérique du Sud. Bien que le registre fossile des Pristidés dans la partie orientale du Bassin de Pisco s'étende de l'Éocène moyen au Miocène supérieur, les poissons-scie ne sont plus actuellement présents dans les eaux côtières du sud du Pérou, eaux fraîches en raison de remontées d'eaux profondes. À la lumière des préférences écologiques des membres actuels du genre Pristis, la présence de ce genre dans la Formation Paracas suggère des températures de l'eau de mer plus élevées qu'actuellement dans les environnements littoraux du sud du Pérou au cours de l'Éocène moyen. La disparition finale des Pristidés des eaux côtières du sud du Pérou pourrait être interprétée comme reflétant la tendance au renforcement du courant de Humboldt au Cénozoïque supérieur.

Carnets Geol., vol. 20, nº 5, p. 91-105

En ligne depuis le 17 mars 2020


Identification d'un biohorizon d'ammonites à Romaniceras (Romaniceras) marigniacum sp. nov. (Turonien moyen) à la base du Tuffeau Jaune de Touraine (France)
Francis AMÉDRO, Francis ROBASZYNSKI, Hervé CHÂTELIER, Patrice FERCHAUD & Bertrand MATRION

 | HTML  | PDF [3.838 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70720

 Résumé :  Dans le sud du Bassin de Paris, le long des vallées de la Loire et du Cher, le Tuffeau Jaune de Touraine a été traditionnellement daté du Turonien supérieur par la présence de très rares Romaniceras deverianum (Orbigny, 1841). Toutefois, les quelques mètres de tempestites à la base de la formation n'ont jamais livré d'ammonites. Aujourd'hui, juste au sud du Turonien stratotypique, en Touraine méridionale, la récolte de plus de 150 ammonites à la base du Tuffeau Jaune de Touraine ainsi que dans le sommet du Tuffeau de Bourré sous-jacent apporte des précisions significatives sur l'âge des formations. En réalité, les premiers mètres du Tuffeau Jaune de Touraine appartiennent encore à la zone à Romaniceras ornatissimum (Tm 3) datant le Turonien moyen. La découverte dans cet intervalle de Romaniceras (Yubariceras) ornatissimum (Stoliczka, 1864) associé à la nouvelle espèce Romaniceras (R.) marigniacum Amédro & Châtelier sp. nov. indique qu'on se trouve dans la partie élevée de la zone à R. ornatissimum. D'autres espèces sont présentes dans ce biohorizon : outre Romaniceras (R.) marigniacum et Romaniceras (Yubariceras) ornatissimum, on trouve Masiaposites cf. kennedyi Amédro & Devalque, 2014, Collignoniceras woollgari regulare (Haas, 1946), C. turoniense (Sornay, 1951) et Collignoniceras vigennum Amédro & Châtelier sp. nov.
Le sommet du Tuffeau de Bourré a quant à lui livré une cinquantaine d'ammonites avec une association légèrement différente de celle connue dans la localité type de Bourré-Montrichard dans la vallée du Cher. Le matériel récolté près de la confluence Vienne-Creuse comprend : Lewesiceras peramplum (Mantell, 1822), Romaniceras (Y.) ornatissimum (Stoliczka, 1864), Collignoniceras woollgari regulare (Haas, 1946), C. canthus (Orbigny, 1856) et C. turoniense (Sornay, 1951). L'espèce Collignoniceras papale (Orbigny, 1841), qui représente un tiers des récoltes à Bourré, est apparemment absente, tandis que trois nouvelles espèces du même genre sont identifiées : C. hourqueigi Amédro & Châtelier sp. nov., C. badilleti Amédro & Châtelier sp. nov. et Collignoniceras sp. A.

Carnets Geol., vol. 20, nº 4, p. 37-89

En ligne depuis le 22 février 2020


Un nouveau cassiduloïde (Echinodermata, Echinoidea) dans l'Albien du bassin de Sergipe-Alagoas, Brésil
Cynthia L. de C. MANSO

 | HTML  | PDF [410 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70719

 Résumé :  L'article décrit la découverte de l'espèce d'échinoïde Phyllobrissus humilis (Gauthier, 1875) dans la Formation Riachuelo d'âge Albien du bassin Sergipe-Alagoas. Le seul spécimen récolté provient dans l'affleurement de Maruim 1 et permet d'observer les principales caractéristiques de l'espèce. Des informations paléoécologiques et une clé dichotomique sont présentées pour faciliter l'identification des espèces de cassiduloïdes du Crétacé du bassin de Sergipe-Alagoas.

Carnets Geol., vol. 20, nº 3, p. 29-35

En ligne depuis le 22 février 2020


Le dauphin à dents de requin Squalodon (Cetacea: Odontoceti) du remarquable assemblage de vertébrés marins de Montagna della Majella (Formation de Bolognano, Italie centrale)
Alberto COLLARETA, Andrea DI CENCIO, Renato RICCI & Giovanni BIANUCCI

 | HTML  | PDF [847 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70716

 Résumé :  La famille éteinte des Squalodontidae comprend des odontocètes de taille moyenne, hétérodontes, présentant un long rostre qui abrite de grandes dents incisives procombantes et de post-canines très ornées comportant des denticules accessoires, d'où leur nom vernaculaire "dauphins à dents de requin". Ces odontocètes longirostres sont souvent perçus comme des formes intermédiaires comblant le fossé anatomique entre les odontocètes oligocènes archaïques et leurs parents du Miocène tardif jusqu'à l'Holocène. Probablement parmi les principaux prédateurs marins de leur époque, les dauphins à dents de requin sont d’importants éléments au sein de plusieurs assemblages de mammifères marins du Miocène inférieur des domaines nord-atlantique et méditerranéen/para-téthysien. Dans le présent travail, un crâne partiel de Squalodontidae est décrit dans les couches de la Formation de Bolognano affleurant dans le secteur nord-est du massif de Montagna della Majella (Abruzzes, Italie centrale), qui a livré par le passé un riche assemblage de vertébrés marins du Miocène inférieur, comprenant onze taxons d'élasmobranches, ainsi que des téléostéens moins nombreux et des restes très fragmentaires de reptiles et de mammifères marins. Ce spécimen comprend la partie antéro-dorsale du rostre, comportant des parties des deux prémaxillaires et du maxillaire gauche, et les sept dents supérieures gauches les plus antérieures. Ce crâne partiel est identifié ici comme appartenant au genre Squalodon, dont la présence dans l'assemblage de vertébrés de Montagna della Majella avait déjà été proposée provisoirement sur la base de deux dents fragmentaires. La signification paléontologique de cette découverte est discutée dans le contexte plus large du registre euro-méditerranéen du genre Squalodon.

Carnets Geol., vol. 20, nº 2, p. 19-28

En ligne depuis le 22 février 2020


Un regard critique sur Tré Maroua (Le Saix, Hautes-Alpes, France), la coupe candidate pour le PSM du Berriasien
Bruno R.C. GRANIER, Serge FERRY & Mohamed BENZAGGAGH

 | HTML  | PDF [2.966 KB]  | DOI : 10.4267/2042/70714

 Résumé :  Le site de Tré Maroua en SE France a récemment été sélectionné par le Groupe de Travail Berriasien de la Sous-Commission Internationale de Stratigraphie du Crétacé comme la localité candidate pour la coupe de référence du Point Stratotypique Mondial (PSM) du Berriasien. Cependant, sur la base de nos recherches préliminaires effectuées sur ce site et dans les environs, il apparaît que cette coupe est paléogéographiquement située sur un paléotalus profond comportant des surfaces d'érosion emboîtées, des hiatus stratigraphiques importants et des brèches de resédimentation. Elle ne répond pas à au moins quatre des cinq "exigences géologiques pour un PSM". Par conséquent, à notre avis, sa candidature devrait être définitivement écartée.

Carnets Geol., vol. 20, nº 1, p. 1-17

En ligne depuis le 22 février 2020


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