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E-ISSN 1634-0744

I.F. 2012 : 0.719,
I.F. 2013 : 0.467,
© Thomson Reuters 2013-2014,
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2014 (vol. 14)  

Révision de la "Falaise de BLANCHE" (Crétacé inférieur) au Liban et définition de l'Étage Régional Jezzinien
Sibelle MAKSOUD, Bruno GRANIER, Dany AZAR, Raymond GÈZE, Jean-Claude PAICHELER & Josep A. MORENO-BEDMAR

 | HTML  | PDF [4.404 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54359

 Résumé :  Les calcaires du Crétacé inférieurde la "Falaise de Blanche" affleurent sur une grande partie du territoire libanais. Ils apparaissent dans le paysage sous forme d'escarpements linéaires saillants constituant autant de points d'ancrage remarquables pour tout recalage stratigraphique. Toutefois, jusqu'à très récemment, cette unité était piètrement caractérisée : il lui manquait notamment une définition rigoureuse. Nous introduisons ici l'Étage Régional Jezzinien, dont la localité-type est sise à Jezzine. Il s'agit d'une unité stratigraphique particulière, aussi appelée U.B.U. (pour "unconformity-bounded unit"), une unité qui, par définition, est encadrée par deux discontinuités. Parce que nous avons identifié une limite de séquence supplémentaire, en position médiane, peu exprimée dans la section-type, mais beaucoup mieux à Aazour, à 4,5 km à peine à l'ouest de Jezzine, le nouvel étage régional devrait implicitement couvrir deux séquences. Le canevas lithostratigraphique étant clairement redéfini, nous avons pu étudier les associations micropaléontologiques, constituées essentiellement de foraminifères benthiques et d'algues calcaires, associations dorénavant relativement bien contraintes du point de vue de leur âge. Typiquement sud-téthysiennes, elles facilitent les corrélations holostratigraphiques à haute résolution avec la région du Golfe persique, sur le côté oriental de la Plaque arabique. L'intervalle Jezzinien correspond ainsi à la partie supérieure de l'Étage Régional Kharaibien (aussi connu comme unité réservoir "Thamama II" dans l'industrie pétrolière). À son tour, le Jezzinien est indirectement corrélé avec les unités stratigraphiques urgoniennes nord-téthysiennes où il correspond à un intervalle relativement court comprenant la limite des étages standards (internationaux) Barrémien et Bédoulien. Localement la discontinuité sommitale est associée à un hiatus intra-Bédoulien significatif. Les associations macropaléontologiques reconnues dans le Jezzinien (échinides) et au-dessus de cette unité (ammonites) viennent à l'appui de notre datation micropaléontologique ou tout au moins ne la contredisent pas.

Carnets Geol., vol. 14, nº 18, p. 401-427

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 14 novembre 2014


Les genres Subgrossouvria Spath et Orionoides Spath (Ammonitina, Perisphinctidae) de l'Horizon à Leckenbyi (Callovien supérieur, Zone à Athleta) de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire, France)
Alain BONNOT, Pierre-Yves BOURSICOT & Patrice FERCHAUD

 | HTML  | PDF [11.574 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54363

 Résumé :  À Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire, France), le premier banc d'âge Callovien supérieur (Horizon à Leckenbyi) a fourni une très abondante faune ammonitique (N=3275). Dans la famille des Perisphinctidae, à côté de Choffatia isabellae Bonnot et al. et du genre Pseudopeltoceras Spath, on trouve deux autres genres : le genre Subgrossouvria Spath est représenté par S. famula (Bean in Spath) et S. crassa Gérard & Contaut, le genre Orionoides Spath par O. indicus Spath. L'abondance et la qualité du matériel ont permis la description de l'ontogenèse et la figuration de macroconques et de microconques de ces trois espèces, parmi lesquels des adultes complets à péristome conservé. La diagnose du genre Orionoides, souvent mal interprété, a été amendée. L'extension stratigraphique de ces espèces est également précisée et leur devenir potentiel est envisagé. Nous avançons l'hypothèse que ces espèces ont colonisé la plate-forme nord-ouest européenne via la marge sud de la Téthys, comme Peltoceras marysae Bonnot et al. et Choffatia isabellae Bonnot et al.

Carnets Geol., vol. 14, nº 17, p. 351-399

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 14 novembre 2014


Nannofossiles et foraminifères de la Formation Salamanca (Paléocène) à Punta Peligro Norte (Chubut, Argentine)
Margarita SIMEONI

 | HTML  | PDF [1.700 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54361

 Résumé :  Une association de nannofossiles de la Formation Salamanca est signalée pour la première fois dans la localité de Punta Peligro Norte dans le Bassin du Golfo San Jorge en Argentine. Plusieurs nannofossiles identifiés ont une extension stratigraphique limitée au Danien inférieur. L'association, qui comporte des nannofossiles mais aussi des foraminifères, est discutée en prenant en considération les aspects biostratigraphiques et paléoécologiques.

Carnets Geol., vol. 14, nº 16, p. 343-349

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 14 novembre 2014


Les ostracodes des sédiments du Crétacé supérieur  du Bassin de Potiguar, NE Brésil : taxonomie, paléoécologie et paléobiogéographie. Deuxième partie : Santonian-Campanien
Enelise K. PIOVESAN, Maria Cristina CABRAL, Jean-Paul COLIN, Gerson FAUTH & Cristianini TRESCASTRO BERGUE

 | HTML  | PDF [8.480 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54151

 Résumé :  64 taxons d'ostracodes ont été recensés dans les sédiments de l'intervalle Santonien–Campanien du Bassin de Potiguar Basin, NE Brésil. De nouvelles espèces sont décrites ; il s'agit de Triebelina anterotuberculata, Triebelina obliquocostata, Cophinia ovalis, Fossocytheridea potiguarensis, Ovocytheridea anterocompressa, Ovocytheridea triangularis, Perissocytheridea jandairensis, Semicytherura musacchioi et Protocosta babinoti. L'association faunistique nous indique prédominamment des environnements marins peu profonds, présentant des intercalations de niveaux à faune typiquement mixohaline. Ces ostracodes sont pour la plupart des espèces endémiques, toutefois la présence de six espèces communes à l'Afrique de l'Ouest et du Nord montre que le phénomène migratoire était toujours possible vers la fin du Crétacé.

Carnets Geol., vol. 14, nº 15, p. 315-341

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 14 octobre 2014


Évolution temporelle et latitudinale de la biodiversité des faunes de gastéropodes (Mollusca) du Cénozoique atlantique européen. Une base pour l'histoire des provinces biogéographiques
Pierre LOZOUET

 | HTML  | PDF [2.328 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54150

 Résumé :  Une revue globale de la biodiversité des faunes marines du tertiaire est proposée dans le cadre de l'évolution biogéographique du domaine européen. Cette étude est fondée sur une revue critique de la littérature et une source unique de données sur le groupe marin le plus riche (les gastéropodes) examinés durant une période de 25 millions d'années (Oligocène inférieur à Miocène supérieur). Au total, les dépôts français renferment plus de 10 000 espèces dans l'intervalle Éocène à Miocène supérieur. Des biais importants dans les archives fossiles sont soulignés pour le Paléocène (Danien) et l'Éocène supérieur (Priabonien). La richesse générique locale s'étire de 59 genres (Rupélien de Belgique) à 494 genres (Chattien d'Aquitaine). Pour la période considérée (Paleocène à Miocène supérieur, environ 50 Ma), la seconde plus grande diversité (richesse spécifique) est relevée pour l'Oligocène supérieur. L'Oligocène inférieur est la période durant laquelle la différentiation latitudinale des faunes est la plus grande. Une nouvelle tendance apparaît à l'Oligocène supérieur qui conduit à la formation d'une vaste région biogéographique nommée Euro-Ouest Africaine. Cette évolution faunistique n'avait jamais été démontrée avant et apparaît comme un nouveau schéma dans la biogéographie des faunes Est-Atlantiques.

Carnets Geol., vol. 14, nº 14, p. 273-314

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 14 octobre 2014


L'origine des Hemihoplitidae téthysiens testée par la cladistique (Ancyloceratina, Ammonoidea, Crétacé inférieur) : un événement migratoire ?
Didier BERT & Stéphane BERSAC

 | HTML  | PDF [612 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54149

 Résumé :  Les Hemihoplitidae du Barrémien supérieur (Ancyloceratina, Ammonoidea) sont connus sur la plus grande partie de la marge Nord Téthysienne et dans le Bassin de Essaouira-Agadir (Maroc). Leur évolution et leur diversification rapide en font un des groupes clés pour cette période, mais leur origine reste peu connue et plusieurs hypothèses contradictoires ont été développées dans la littérature. Ces hypothèses sont testées ici par une analyse cladistique afin d'écarter les moins étayées d'entre elles et de discuter les meilleures. L'analyse écarte les Crioceratitidae, les Emericiceratidae (Emericiceras et Honnoratia) et les Toxancyloceras en tant que groupe-souche pour les Hemihoplitidae (Gassendiceras). D'autre part, les Toxancyloceras apparaissent être taxon-frêre des Moutoniceras, aussi est-il proposé de classer ces derniers parmi les Ancyloceratidae plutôt que dans les Heteroceratidae. L'hypothèse la mieux soutenue suggère que les Hemihoplitidae seraient initialement apparus soudainement à la fin du Barrémien inférieur dans le Bassin d'Essaouira-Agadir à partir de petites populations de Paracrioceras boréaux. Ces derniers auraient pu migrer épisodiquement vers le Sud avant d'envahir la marge Nord-Téthysienne au début du Barrémien supérieur. En conclusion, la Famille des Paracrioceratidae fam. nov. est proposée pour individualiser le groupe boréal Fissicostaticeras / Paracrioceras / Parancyloceras, et Gassendiceras essaouirae sp. nov. est proposé comme nom nouveau pour désigner les "Barrancyloceras" maghrebiense sensu Company et al., 2008, non Immel, 1978, endémiques du Maroc.

Carnets Geol., vol. 14, nº 13, p. 255-272

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 14 octobre 2014


Les ostracodes des sédiments du Crétacé supérieur  du Bassin de Potiguar, NE Brésil : taxonomie, paléoécologie et paléobiogéographie. Première partie : Le Turonien
Enelise K. PIOVESAN, Maria Cristina CABRAL, Jean-Paul COLIN, Gerson FAUTH & Cristianini TRESCASTRO BERGUE

 | HTML  | PDF [7.882 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54003

 Résumé :  Sur un total de 53 taxons d'ostracodes d'eaux marines ou saumâtres recensés dans les sédiments turoniens du Bassin de Potiguar Basin, NE Brésil, treize espèces nouvelles et deux genres nouveaux sont décrits dans cette publication. Ces nouvelles espèces sont Cophinia grekoffi, Fossocytheridea tiberti, Haughtonileberis dinglei, Hemicytherura viviersae, Jandairella obesa (note : il s'agit d'un nouveau genre fondé sur une nouvelle espèce), Loxocorniculum? narendrai, Ovocytheridea posteroprojecta, O. reymenti, Perissocytheridea caudata, P. mossoroensis, Potiguarella grosdidieri (note : il s'agit d'un nouveau genre fondé sur une nouvelle espèce), P. coimbrai et Procytherura ballentae. Les indices de  diversité et de prédominance varient en fonction du paléoenvironnement. Trois associations ont été distinguées : une faune d'ostracodes essentiellement mixohaline (d'environnement saumâtre) dans la partie basal de la série, suivie par une faune diversifiée de milieu marin peu profond et, dans la partie supérieure, par une faune mixte d'eaux marines ou saumâtres. La plupart des espèces observées sont endémiques. Huit espèces sont cependant également connues en Afrique du Nord et du NW, suggérant un lien faunistique au cours du Turonien. L'étude des faunes turoniennes du bassin de Potiguar représente une avancée significative dans l'état des connaissances concernant notamment l'évolution dynamique des bassins brésiliens et leur lien paléobiogéographique avec d'autres régions.

Carnets Geol., vol. 14, nº 12, p. 211-252

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 3 juillet 2014

 Erratum :  Les rangées du tableau de l'Appendice 2 (i.e., "Distribution of the ostracode species, with their abundances") auraient dû comporter des nombres.

Format [PDF 78 KB]

En ligne depuis le 27 juillet 2014


Première identification en subsurface de calcaires d'eaux peu profondes attribués au Crétacé basal dans la Dépression de Transylvanie (Roumanie)
Ioan I. BUCUR, Adriana PĂCURARIU, Emanoil SĂSĂRAN, Sorin FILIPESCU & Rodica FILIPESCU

 | HTML  | PDF [1.655 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54001

 Résumé :  Les formations sédimentaires du Trias, du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur non basal ont été précédemment étudiés dans le substratum de la Dépression transylvanienne, mais la présence de Crétacé basal (Berriasian-Valanginian) n'avait pas été démontré paléontologiquement jusqu'à présent. La série carbonatée reconnue dans des carottes provenant d'un forage réalisé dans la partie centrale de la Dépression de Transylvanie recèlent des associations micropaléontologiques dominées par les foraminifères benthiques. Ces données nouvelles témoignent de la présence indubitable de taxons caractéristiques de l'intervalle Berriasien-Valanginien.

Carnets Geol., vol. 14, nº 11, p. 199-210

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 3 juillet 2014


Un nouveau type d'enfouissement pour Peronopsis (Agnostida) dans une coquille d'hyolithide
Oldřich FATKA & Vladislav KOZÁK

 | HTML  | PDF [547 KB]  | DOI : 10.4267/2042/54000

 Résumé :  Un exosquelette recroquevillé d'un spécimen holaspide d'un petit trilobite agnostide, Peronopsis integra (Beyrich, 1845), a été observé enfoui à l'intérieur de la coquille de l'hyolithide ?Buchavalites sp. provenant de la Formation de Jince attribuée au Cambrien moyen (Drumien) du Bassin de Příbram-Jince (République tchèque). L'agnostide est associé à une trace fossile en lien avec une activité d'alimentation, attribuée à un comportement de type Arachnostega. La disposition recroquevillée de l'exosquelette de l'agnostide suggère que ce spécimen est une carcasse plutôt qu'une mue. L'hypothèse d'une perturbation causée par une tempête et/ou celle d'une source de nourriture bien abritée permettraient d'expliquer l'agnostide enfoui. Ce nouvel exemple confirme un mode de vie benthique chez l'agnostide P. integra. L'association étudiée de terriers alimentaires d'un stratège inconnu de type Arachnostega et d'un Peronopsis préservé à l'intérieur de la coquille d'un hyolithide est un exemple d'action figée.

Carnets Geol., vol. 14, nº 10, p. 191-198

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 3 juillet 2014


La limite Crétacé - Paléogène et la phase du cycle de 405 ka de l'excentricité : nouvelles contraintes sur la datation radiométrique et l'astrochronologie
Michel HENNEBERT

 | HTML  | PDF [547 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53981

 Résumé :  Les datations radiométriques et astrochronologiques ne s'accordent pas encore parfaitement, sans que l'on sache laquelle des deux approches est la plus précise. Un nouvel outil est proposé pour contraindre les résultats des deux méthodes. La position précise (phase) de la limite Crétacé - Paléogène (K-Pg) par rapport au cycle de 405 ka a été déterminée dans la coupe de l'Aïn Settara (Kalaat Senan, Tunisie centrale). Cette valeur de phase (Option 2), ainsi que la valeur moyenne des phases obtenues de la littérature (Option 1), sont utilisées pour étudier la relation qui lie l'âge radiométrique assigné à la limite K-Pg et la période moyenne, sur l'ensemble du Cénozoïque, du cycle de 405 ka. Il en résulte une contrainte intéressante : à chaque âge absolu assigné à la limite K-Pg correspond une valeur moyenne de la période du cycle de 405 ka et vice versa.
Si l'on suppose que l'âge radiométrique de la limite K-Pg se situe au voisinage de 66,0 Ma, alors, le nombre entier de cycles (compris entre deux minima du signal), que connaît le Cénozoïque, est de 163. Si on additionne à cette valeur la partie de cycle qui précède et celle qui suit ces 163 cycles entiers, on obtient une durée totale du Cénozoïque de 163,168 cycles (Option 1) ou de 163,081 cycles (Option 2).
Nous proposons de porter une attention particulière à la détermination de la phase du cycle de 405 ka par rapport aux horizons stratigraphiques les mieux connus, et particulièrement ceux qui correspondent à des événements soudains et catastrophiques, de portée mondiale, et qui sont bien datés radiométriquement.

Carnets Geol., vol. 14, nº 9, p. 173-189

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 19 juin 2014


Novocrania turbinata synonyme de N. anomala
Christian C. EMIG

 | HTML  | PDF [2.664 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53979

 Résumé :  Anomia turbinata, ou Anomie conique, (= Novocrania turbinata) a été décrite par Poli (1795) dans le Bathyal des côtes du Royaume des Deux-Siciles, avec comme synonyme Patella anomala Müller, 1776 (= N. anomala). Longtemps considérée comme la forme méditerranéenne de N. anomala, son histoire est brièvement décrite. Récemment, N. turbinata a été considérée par plusieurs auteurs, comme une espèce valide, mais sur quelques caractères ne correspondant pas à ceux de la description originelle ; ils apparaissent  comme des variations des caractères de N. anomala. La présence conjointe des deux "espèces" dans plusieurs localités surtout sur le plateau continental tend à accréditer leur synonymie. Celle-ci a été récemment corroborée par des analyses moléculaires et est discutée en prenant aussi en compte les caractéristiques des bassins méditerranéens et leur histoire depuis le Miocène.

Carnets Geol., vol. 14, nº 8, p. 159-171

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 19 juin 2014


Heydrichia (?) poignantii, sp. nov. (Sporolithaceae, Sporolithales, Rhodophyta), une algue rouge coralline fossile du Nord-Est du Brésil, vieille de quelques 100 millions d'années, et nouvelle découverte en Suisse d'un Sporolithon d'âge hauterivien
William J. WOELKERLING, Bruno GRANIER & Dimas DIAS-BRITO

 | HTML  | PDF [4.062 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53736

 Résumé :  Des spécimens fossiles de Heydrichia (?) poignantii, sp. nov. (Sporolithaceae, Sporolithales, Rhodophyta), représentant le enregistrement fossilifère confirmé du genre, ont été découverts en lames minces dans des calcaires albiens de la Formation de Riachuelo, Bassin de Sergipe, et dans des calcaires d'âge Albien - Cénomanien de la Formation de Ponta do Mel, Bassin de Potiguar, au NE du Brésil. Les caractéristiques morphologiques et anatomiques de cette espèce sont détaillées et son attribution au genre Heydrichia est débattue en tenant compte des propositions de la classification actuelle. Des comparaisons avec les quatre autres espèces recencées du genre, toutes inconnues à l'état fossile, montre que H. poignantii est la seule espèce connue du genre Heydrichia dans laquelle les thalles sont encroûtants à modérément verruqueux, à horizontalement stratifiés avec recouvrements de leurs excroissances lamellaires qui, fréquemment, paraissent diversement arquées ou cintrées et dans laquelle les compartiments sporangiques qui s'enfouissent dans ce thalle. L'histoire évolutive de Heydrichia demeure incertaine, mais les données disponibles suggèrent que le genre pourrait s'être différencié à partir du genre Sporolithon de la Famille des Sporolithacées, connu déjà dans l'Hauterivien (c. 129.4-132.9 ± 1 Ma) d'Espagne (et nouvellement découvert en Suisse, comme nous le rapportons dans cette publication), mais il pourrait tout aussi bien être issu d'une algue de la Famille des Graticulacées, telle que Graticula, trouvée dans des séries d'âge Silurien moyen (aux environs de -427 à -435 Ma). Les éléments en notre possession suggèrent également que Heydrichia a plus probablement été apportée sur les rivages du NE brésilien par les eaux de l'Océan Atlantique Central plutôt que par celles de l'Océan Atlantique Sud méridional. Ceci implique que les espèces actuelles observées dans la partie méridionale du continent africain sont probablement arrivées plus tardivement, issues d'ancêtres plus septentrionaux dans l'Océan Atlantique Sud : des recherches complémentaires seront nécessaires pour confirmer cette hypothèse. Toutes les représentants modernes du genre Heydrichia n'ont été observés que dans l'hémisphère sud.

Carnets Geol., vol. 14, nº 7, p. 139-158

Publié en ligne sous sa forme définitive (pdf) le 8 mai 2014


Une excursion négative de la courbe isotopique du carbone au sein de la Zone à Dufrenoyia furcata : proposition pour un nouvel épisode permettant la corrélation chimiostratigraphique dans l'Aptien
Fernando NUÑEZ-USECHE, Josep Anton MORENO-BEDMAR, Miguel COMPANY & Ricardo BARRAGÁN

 | HTML  | PDF [500 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53734

 Résumé :  Dans ce travail nous proposons une mise à jour de la subdivision du segment isotopique C7 de Menegatti et al. (1998). Ce nouveau standard est fondé sur une révision des courbes isotopiques du carbone publiées pour le Barrémo-Aptien à partir de coupes stratigraphiques du domaine prébétique en Espagne. Le segment C7 inclut quatre sous-unités isotopiques distinctes répertoriées C7a à C7d et est caractérisé à sa base par une excursion isotopique négative qui est corrélée avec la Zone d'ammonites à Dufrenoyia furcata. Cette excursion négative est reconnue à l'échelon régional, et le terme Excursion Négative Intra-Furcata (ENIF) est proposé pour sa dénomination. Nous proposons d'autres sites, à la fois dans l'Ancien et le Nouveau Monde, qui paraissent révéler cette ENIF, ce qui suggère ses potentialités comme marqueur chimiostratigraphique global pour l'Aptien.

Carnets Geol., vol. 14, nº 6, p. 129-137

En ligne depuis le 8 mai 2014


L'étage Albien dans sa région-type, l'Aube (France) : une synthèse dans un contexte sédimentaire global
Francis AMÉDRO & Bertrand MATRION

 | HTML  | PDF [2.810 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53732

 Résumé :  Le département de l'Aube est la région-type de l'étage Albien créé par d'Orbigny (1842). Deux formations sont reconnues dans les faciès argileux ou "Gault" auct. du stratotype : les Argiles tégulines de Courcelles (82 m) surmontées des Marnes de Brienne (43 m). La limite entre les deux formations est définie au sommet d'un niveau induré (hardground L'Étape) aisément identifiable à la fois sur le terrain et en sondages. La région-type de l'étage Albien est particulièrement intéressante en raison de l'épaisseur exceptionnelle des faciès argileux (plus de 120 m), une situation unique dans le bassin anglo-parisien. Aujourd'hui, 82 % de la succession lithologique sont connus précisément grâce à 16 affleurements. Dans deux intervalles épais respectivement de 33 m et 28,50 m, une suite lithologique composite continue est construite à l'aide de coupes qui se suivent et se relaient, corrélées l'une à l'autre sur le terrain à l'aide de niveaux repères. Six faciès successifs sont décrits : dans les Argiles tégulines de Courcelles et du bas vers le haut : 1 - lit de nodules gréso-phosphatés ; 2 - argiles silteuses ; 3 - argiles et bancs calcaires ; dans les Marnes de Brienne : 4 - marnes argileuses ; 5 - gaize ; 6 - marnes argileuses. À une échelle plus fine, une rythmicité est démontrée dans la sédimentation. Elle se traduit dans les Argiles tégulines de Courcelles par des cycles pluri-décimétriques débutant par des niveaux silteux et limités au sommet par des surfaces perforées. Dans les Marnes de Brienne, les cycles, métriques (sauf dans la gaize où ils sont décimétriques), montrent des alternances de marne argileuse gris foncé et de marne gris pâle annonçant les craies rythmées du Cénomanien. Ces couplets correspondent probablement à des cycles de précession des équinoxes (20 ka). Treize événements à caractère lithologique (lits de nodules phosphatés, fonds durcis, niveaux riches en sable quartzeux et glauconie) et écologiques (horizons caractérisés par l'abondance momentanée d'un certain nombre de fossiles) sont identifiés dans la suite stratigraphique. Ces niveaux repères sont très utiles pour des corrélations précises à travers le bassin. Une comparaison est proposée entre les faciès sableux de l'Yonne et les faciès argileux de l'Aube. La continuité de plusieurs lits de nodules phosphatés est démontrée depuis l'Yonne au sud-ouest jusqu'à l'Aube et le Perthois au nord-est, sur une distance supérieure à 130 km. Ces niveaux repères sont interprétés comme des surfaces d'inondation de cycles eustatiques de 3e ordre. Enfin, une étude détaillée de la lithologie, complétée par une analyse des faunes d'ammonites et d'inocérames, est utilisée pour une interprétation séquentielle. Le résultat est l'identification de huit séquences eustatiques de 3e ordre dans la moitié supérieure des Argiles de Courcelles et les Marnes de Brienne, dont deux nouvelles séquences indexées AL 5a et AL 6a.

Carnets Geol., vol. 14, nº 5, p. 69-128

En ligne depuis le 8 mai 2014


Les grands foraminifères paléocènes de la péninsule du Yucatán (SE du Mexique)
Vicent VICEDO, José Antonio BERLANGA & Josep SERRA-KIEL

 | HTML  | PDF [11.544 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53527

 Résumé :  Les grands foraminifères observés dans du matériel provenant de la Formation Chichen Itzá de l'État de Campeche (SE Mexique) ont été étudiés en détail. Des analyses de leur architecture ont permis de décrire quatre nouvelles espèces et un nouveau genre, deux foraminifères coniques à test agglutinant, Coskinolina yucatanensis n.sp. et Pseudofallotella drobneae n.gen. n.sp., un nouvel alvéolinidé, Borelis hottingeri n.sp., et un nouveau rotaliidé, Dictyoconoides boneti n.sp. Les grands foraminifères de la Formation Chichen Itzá sont groupés dans deux associations distinctes : une première avec Pseudofallotella drobneae, Neotaberina sp., Rhabdorites sp., Borelis hottingeri, Dictyoconoides boneti, Kathina sp., Miscellaneidae, Ranikothalia soldadensis et Hexagonocyclina cristensis, une seconde avec Coskinolina yucatensis, Fallotella causae, Rhabdorites sp., Borelis floridanus et Cincoriola cf. ovoidea. Quelques-uns de ces genres, notamment Neotaberina et Dictyoconoides, sont signalés ici pour la première fois dans la province paléobiogéographique caraïbéenne. La première association est datée du Thanétien (SBZ 3? à SBZ 4) du fait de la présence de Ranikothalia soldadensis. Bien qu'il y ait encore une incertitude quant à l'âge de la seconde association, nous avons retenu la même position stratigraphique.

Carnets Geol., vol. 14, nº 4, p. 41-68

En ligne depuis le 17 mars 2014


Acanthocythereis colini nomen novum pour A. reticulata Sciuto, 2014
Francesco SCIUTO

 | HTML  | PDF [27 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53523

 Extrait :  Sciuto (2014) décrit une nouvelle espèce, Acanthocythereis reticulata, du Pliocène supérieur du NE de la Sicile et appartenant à la Famille des Trachyleberididae Sylvester-Bradley, 1948. (...)

Carnets Geol., vol. 14, nº 3, p. 39

En ligne depuis le 28 février 2014


Une base de données chronostratigraphiques pour le Crétacé : construction et applications
Robert W. SCOTT

 | HTML  | PDF [1.718 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53522

 Résumé :  La chronologie et la fréquence des évènements tectonique, des processus de l'évolution, des perturbations paléoocéanographiques et des changements paléoclimatiques doivent être basées sur un étalonnage à haute-résolution des âges numériques pour les étages tels qu'ils sont définis  aujourd'hui par des Points Stratotypiques Mondiaux (traduction française de "Global Stratotype and Section Point, GSSP"). Cette base de données chronostratigraphiques pour le Crétacé (baptisée CRETCSDB3) organise des informations objectives et vérifiables afin d'étalonner certains évènements crétacés et de permettre des corrélations chronostratigraphiques à haute-résolution
CRETCSDB3 réunit une documentation répertoriant plus de 3500 taxons et couches repères provenant de quelque 300 sections ayant fait l'objet de publications et étalonnées sur une échelle en millions d'années (Ma). Elle couvre les limites Jurassique-Crétacé et Crétacé-Paléogène. La construction de CRETCSDB3 a débuté avec la projection des bioévénements de la coupe du Cénomanien-Turonien de Kalaat Senan en Tunisie sur un diagramme utilisant l'échelle des temps géologiques de 1989. La sédimentologie, le découpage stratigraphique séquentiel et la biostratigraphie de cette coupe ont été précisément documentés et les limites d'étages y ont été définies biostratigraphiquement. Des coupes complémentaires avec des couches datées radiométriquement ont également été reportées de manière graphique afin d'améliorer la fiabilité des âges numériques. Les intervalles de première et de dernière occurrences ont été étalonnés aux millions d'années des étages crétacés définis par des Points Stratotypiques Mondiaux ou des coupes de référence. Cette base de données est utilisée comme tableau de référence pour interpoler et étalonner les âges des autres coupes stratigraphiques. Les intervalles de temps de quelques taxons et couches repères sont provisoires et devraient être révisés au fur et à mesure que de nouvelles coupes seront intégrées à la base de données.
CRETCSDB3 a contrôlé l'étalonnage de l'âge numérique de la limite Albien - Cénomanien. Cette limite dans le Nord Texas est très précisément corrélée avec le Point Stratotypique Mondial en France par le biais des ammonites, des foraminifères planctoniques et des dinoflagellés. Dans le Nord Texas cette limite d'étage peut également être corrélée par le biais de la stratigraphie séquentielle et de dinoflagellés cosmopolites avec une bentonite de Clay Spur au Wyoming datée de 97.88±0.69 Ma. L'incohérence entre cet âge et celui de 100.5 Ma figurant sur l'échelle des temps géologiques de 2012 reste à évaluer de façon indépendante.

Carnets Geol., vol. 14, nº 2, p. 15-37

En ligne depuis le 28 février 2014


Les ostracodes de la succession Pliocène supérieur - Pleistocène de Punta Mazza (NE Sicile) avec, plus particulièrement, les représentants de la Famille des Trachyleberididae Sylvester-Bradley, 1948, et la description d'une nouvelle espèce
Francesco SCIUTO

 | HTML  | PDF [1.980 KB]  | DOI : 10.4267/2042/53172

 Résumé :  Nous avons étudié les associations d'ostracodes de la série sédimentaire du Pliocène supérieur-Pléistocène qui affleure à Punta Mazza (Milazzo, NE Sicile). La faune d'ostracodes est souvent bien préservée et diversifiée : on y a été récolté 42 espèces appartenant à 24 genres. L'association se compose presqu'exclusivement de taxons bathyaux parmi lesquels Bythocypris obtusata (Sars), B. bosquetiana (Brady), Henryhowella ex H. profunda Bonaduce et al. group, Quasibuntonia radiatopora (Seguenza), Retibythere (Bathybythere) scaberrima Brady, Pseudocythere caudata Sars et Bythocythere mylaensis Sciuto, entre les autres. Le groupe Krithe y est bien représenté également, avec Krithe compressa (Seguenza) et K. pernoides (Bornemann). D'autres taxons comme Cytheropteron testudo Sars sont rares. Presque toutes les espèces, plus particulièrement celles appartenant aux Trachyleberididae Sylvester-Bradley, 1948, sont décrites, figurées et commentées. Parmi ces espèces, nous en introduisons une nouvelle : Acanthocythereis reticulata n.sp., rencontrée dans la partie basse de la coupe dans des sédiments d'âge Pliocène supérieur. Enfin, un spécimen rapporté au genre Quasibuntonia Ruggieri est, quant à lui, laissé en nomenclature ouverte.

Carnets Geol., vol. 14, nº 1, p. 1-13

En ligne depuis le 25 janvier 2014


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