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2021 (vol. 21) 

Répartition biostratigraphique des orbitolinidés dans la biozonation à ammonites (plate-forme urgonienne du Sud-Est de la France). 2e partie : Barrémien p.p.
Bruno GRANIER, Bernard CLAVEL, Robert BUSNARDO, Jean CHAROLLAIS, Pierre DESJACQUES & Didier BERT

 | HTML  | PDF [27.925 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2118

 Résumé :   La répartition biostratigraphique des orbitolinidés du Barrémien présentée ci-dessous est calibrée sur la biozonation des ammonites. Ce travail est basé sur l'étude de onze coupes de terrain qui ont livré des orbitolinidés de niveaux encadrés ou surmontés par des faciès à ammonites et/ou à échinides significatifs sur le plan biostratigraphique.

Carnets Geol., vol. 21, nº 18, p. 399-521

En ligne depuis le 24 octobre 2021


L'ichnoespèce Linichnus bromleyi sur un radius de baleine à fanons miocène comportant de multiples traces de morsure-secouage de requin suggère son charognage
Stephen J. GODFREY & Annie J. LOWRY

 | HTML  | PDF [508 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2117

 Résumé :  Un radius gauche isolé de baleine à fanons miocène a enregistré à plusieurs reprises des traces de morsure-secouage de requin. Le radius provient probablement du Plum Point Member de la Calvert Formation des Calvert Cliffs (Comté de Calvert, Maryland, États-Unis d'Amérique). Au moins trois ensembles de morsure-secouage successifs marquant ce radius et provenant de plusieurs dents sont attribués à la trace fossile Linichnus bromleyi. Ces traces de morsure-secouage se composant de gouges peu profondes, fines et arquées sur le radius indiquent vraisemblablement du charognage plutôt qu'une prédation active. L'origine la plus probable de ce regroupement de L. bromleyi au sein de chacun de ces trois ensembles de traces serait par le biais de morsures répétées alors que le requin repositionne sa proie dans sa gueule ou, autre possibilité, de morsures d'une espèce de requin dotée de plusieurs dents fonctionnelles au sein même de sa rangée dentaire. Si les traces de morsure sont produites par des dents non-crantées (comme cela semble être le cas), alors le candidat le plus probable serait Carcharodon hastalis.

Carnets Geol., vol. 21, nº 17, p. 391-398

En ligne depuis le 24 octobre 2021


Nouveaux genres et espèces d'ostracodes du Bassin miocène d'El Ma El Abiod (Tébessa, NE de l'Algérie)
Francesco SCIUTO & Abdelhakim BENKHEDDA

 | HTML  | PDF [932 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2116

 Résumé :  Deux nouveaux genres d'ostracodes de la famille Trachyleberididae Sylvester-Bradley, 1948, chacun fondé sur une espèce nouvelle, sont décrits et discutés dans cet article. Les spécimens proviennent de sédiments tortoniens affleurant à El Hadjra Safra dans le bassin d'El Ma El Abiod (région de Tébessa, nord-est de l'Algérie).

Carnets Geol., vol. 21, nº 16, p. 383-390

En ligne depuis le 24 octobre 2021


Notice nomenclaturale, p. 180


La diversification précoce des Orbitolinidae au Berriasien supérieur : Nouvelles perspectives sur la taxonomie, l'origine, la diversification et la phylogénie de la famille basée sur des données de Serbie orientale
Felix SCHLAGINTWEIT & Ioan I. BUCUR

 | HTML  | PDF [10.561 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2115

 Résumé :  De nouvelles données provenant des Carpatho-Balkanides de Serbie orientale témoignent de premières apparitions "explosives" plus ou moins simultanées de plusieurs genres d'Orbitolinidae dans le Berriasien supérieur. Précédemment la plupart des taxons observés étaient répertoriés dans des couches guère plus anciennes que l'Hauterivien supérieur (= Urgonien classique du sud-est de la France), démontrant que ces âges de première apparition n'ont de signification que localement. L'assemblage diversifié de Serbie comporte des représentants des sous-familles Dictyoconinae avec les genres Cribellopsis Arnaud-Vanneau, Montseciella Cherchi & Schroeder, Orbitolinopsis Henson, Urgonina Foury & Moullade, Valserina Schroeder & Conrad et Vanneauina Schlagintweit, et Praedictyorbitolininae avec le genre Paracoskinolina Moullade. Aucun représentant des Orbitolininae (à embryon complexe) n'a été observé, cette sous-famille apparaissant plus tardivement dans le registre fossile, apparemment durant l'Hauterivien supérieur-Barrémien inférieur. Au total, 17 taxons sont reconnus, parmi lesquels trois sont laissés en nomenclature ouverte. Une nouvelle espèce est décrite : Cribellopsis sudari n. sp. La majorité des espèces observées montre des tests coniques moyens à hauts et un exosquelette plutôt simple dépourvu de cloisonnettes horizontales ("rafters"). Les nouvelles données contredisent une évolution phylogénétique des différents genres montrant différentes structures internes de test se succédant dans le temps (= relations ancêtre-descendant) comme certains auteurs le postulent. L'explosion radiative ("diversification précoce") des Orbitolinidae au Berriasien supérieur s'accompagne de l'événement de première apparition (FAD) de plusieurs autres grands foraminifères benthiques comprenant des taxons essentiellement agglutinants (e.g., Ammocycloloculina, Choffatella, Drevennia, Eclusia, Moulladella, Pfenderina et Pseudotextulariella) mais aussi porcelanés complexes (Pavlovcevina), constituant la preuve d'un bio-événement majeur à cette époque qui dépasse le nombre de taxons apparaissant dans les étages précédents (Tithonien) et suivant (Valanginien). L'histoire évolutive initiale des Orbitolinidae peut être considérée comme un exemple classique de radiation adaptative au sein de l'histoire d'un clade.

Carnets Geol., vol. 21, nº 15, p. 343-382

En ligne depuis le 17 août 2021


Notice nomenclaturale, p. 136


Bivalves rudistes (Hippuritoidea) de la Formation du Calcaire de Clifton (Campanien inférieur) de Jamaïque occidentale et réexamen du genre Vaccinites aux Amériques
Simon F. MITCHELL

 | HTML  | PDF [3.583 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2114

 Résumé :  La Formation du Calcaire de Clifton en Jamaïque d'âge Campanien inférieur (Crétacé supérieur) renferme trois espèces de bivalves hippuritides : Barrettia ruseae Chubb, Whitfieldiella luceae sp. nov. and Vaccinites vermunti Mac Gillavry, et un plagioptychidé : Plagioptychus sp. Les hippuritides sont décrits en détail au moyen de statistiques. Barrettia ruseae est reconnue comme étant une espèce plus primitive de Barrettia que B. monilifera Woodward ou B. multilirata Whitfield, et l'espèce Whitfieldiella luceae apparaît comme étant une espèce plus primitive de Whitfieldiella que W. gigas Chubb. Les spécimens de Vaccinites du Calcaire de Clifton sont comparés aux populations de Vaccinites d'autres localités des Amériques, et cinq espèces (représentant probablement une même lignée évolutive) sont reconnues : V. alencasteri sp. nov. (Turonien supérieur ? - Coniacien ?), V. martini Mac Gillavry (probablement Santonien inférieur à moyen), V. macgillavryi Palmer (probablement Santonien moyen à supérieur), V. vermunti Mac Gillavry (Campanien basal) et V. temazcali sp. nov. (partie supérieure du Campanien inférieur). Les espèces du genre Vaccinites peuvent être caractérisées au moyen de techniques statistiques. Les âges du Clifton Limestone et des cinq espèces du genre Vaccinites sont révisés. Ce travail démontre l'utilité des hippuritides en biostratigraphie pour le Crétacé supérieur des Amériques.

Carnets Geol., vol. 21, nº 14, p. 315-341

En ligne depuis le 7 juillet 2021


Notice nomenclaturale, p. 342


Les céphalopodes du Kimméridgien et du Tithonien inférieur de la Formation du Calcaire de Kisújbánya, Zengővárkony (Massif du Mecsek, Hongrie méridionale), leur composition faunistique, leurs affinités paléobiogéographiques et leur caractéristiques taphonomiques
László BUJTOR, Richárd ALBRECHT, Csaba FARKAS, Bertalan MAKÓ, Dávid MARÓTI & Ákos MIKLÓSY

 | HTML  | PDF [3.000 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2113

 Résumé :  Un nouvel échantillonnage à Zengővárkony (Massif du Mecsek, Hongrie) a fourni un assemblage fossile dominé par les céphalopodes, riche et diversifié mais mal préservé, représentant le Kimméridgien et le Tithonien inférieur. Le matériel provient d'un mélange d'éboulis, de sols et de racines, le tout ayant été exposés aux éléments pendant une longue période et affecté par les processus d'altération. Le nautiloïde Pseudaganides strambergensis est signalé pour la première fois dans le Massif du Mecsek. En raison de l'altération, l'ammonitofaune consiste principalement en des éléments fragmentés et dissous qui représentent 528 spécimens appartenant à 34 espèces et 30 genres parmi lesquels 20 espèces et 15 genres sont signalés pour la première fois dans le Massif du Mecsek. La faune ne comporte que des spécimens de taxons déjà connus. Aucun nouveau taxon n'y est reconnu. En se fondant sur la comparaison avec d'autres faunes, cet assemblage ressemble très fortement à la faune des Alpes vénitiennes (Italie). Des éléments faunistiques additionnels incluent des aptychi (Laevaptychus latus, Lamellaptychus murocostatus), des bélemnites (Hibolithes semisulcatus) et un brachiopode indéterminé. Le premier signalement de Spiraserpula spirolinites, un polychète fossile encroûtant conservé sur le moulage interne d'un fragment de coquille de Taramelliceras, indique des conditions de fond favorables à l'épifaune. La présence de Aspidoceras caletanum, Gravesia aff. gigas et de Pseudowaagenia inerme indique des connexions avec la province sub-méditerranéenne de la Téthys, qui dans le prolongement tectonique et paléogéographique de la Zone du Mecsek pendant le Jurassique supérieur. L'assemblage d'ammonites comporte des éléments de cinq ammonitozones téthysiennes du Kimméridgien et du Tithonien. La Zone à Herbichi du Kimméridgien inférieur est indiquée par Streblites tenuilobatus et Praesimoceras herbichi. La Zone à Acanthicum du Kimméridgien supérieur est caractérisée par Aspidoceras acanthicum, et la Zone à Cavouri par Mesosimoceras cavouri et Aspidoceras caletanum. La Zone à Beckeri du Kimméridgien supérieur est suggérée par Hybonoticeras pressulum et Pseudowaagenia inerme, tandis que Gravesia aff. gigas, Lithacoceras aff. siliceum et Malagasites ? denseplicatus sont des éléments faunistiques caractérisant la Zone à Hybonotum du Tithonien inférieur. Les spécimens de phyllocératides et de lytocératides représentent seulement 12% de la faune, tandis que la majorité des spécimens appartient aux Oppeliidae et aux Ataxioceratidae (60%).

Carnets Geol., vol. 21, nº 13, p. 265-314

En ligne depuis le 4 juillet 2021


Les nautiloïdes crétacés du genre Anglonautilus Spath, 1927, en France
Cyril BAUDOUIN, Gérard DELANOY, Jens LEHMANN, Camille FRAU, Roland GONNET & Jean VERMEULEN

 | HTML  | PDF [4.157 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2112

 Résumé :  La répartition du genre Anglonautilus Spath en France était jusqu'à présent limitée à la présence d'Anglonautilus dorsoplicatus (Wiedmann) dans l'Albien d'Escragnolles (Alpes-Maritimes) et d'Anglonautilus sp. dans l'Aptien de Les Ferres (Alpes-Maritimes). Nous rapportons ici la présence des espèces successives Anglonautilus praeundulatus Lehmann et al., Anglonautilus undulatus (Sowerby) et Anglonautilus dorsoplicatus (Wiedmann) dans le Crétacé de France. Le genre Anglonautilus Spath, connu jusqu'alors uniquement à partir de l'Aptien, est présent dès l'Hauterivien. L'espèce hauterivienne Nautilus begudensis Kilian & Reboul, parfois attribuée au genre Anglonautilus Spath, est révisée et transférée au genre Cymatoceras Hyatt.

Carnets Geol., vol. 21, nº 12, p. 235-263

En ligne depuis le 24 juin 2021


Nouvel aperçu sur l'environnement de dépôt et la position stratigraphique de la Brèche de Gugu (Monts Pădurea Craiului, Roumanie)
Traian SUCIU, George PLEŞ, Tudor TĂMAŞ, Ioan I. BUCUR, Emanoil SĂSĂRAN & Ioan COCIUBA

 | HTML  | PDF [3.293 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2111

 Résumé :  L'analyse des clastes carbonatés et de la matrice d'une formation sédimentaire problématique, à savoir la Brèche de Gugu, dans les Monts Pădurea Craiului, apporte des précisions quant à son environnement de dépôt et sa position stratigraphique. Les microfaciès et assemblages micropaléontologiques identifiés démontrent que tous les clastes carbonatés échantillonnés dans la Brèche de Gugu représentent les vestiges d'une plate-forme carbonatée démantelée de type Urgonien. L'âge barrémien des clastes suggère que la position stratigraphic de la Brèche de Gugu dans sa localité-type pourrait être Barrémien terminal-Aptien basal, une donnée également soutenue par l'absence d'éléments provenant des plates-formes carbonatées du Crétacé inférieur situées plus haut dans la colonne stratigraphique (e.g., Aptien ou Albien) de l'Unité de Bihor. Les observations sédimentologiques et la minéralogie de la matrice ont fourni de nouveaux arguments en faveur de la reconnaissance d'apports terrigènes pendant la mise en place de la Brèche de Gugu.

Carnets Geol., vol. 21, nº 11, p. 215-233

En ligne depuis le 24 juin 2021


Un autre "survivant miocène" thermophile du Pliocène italien : Une occurrence précoce de l'aigle de mer pélagique Aetobatus dans la région euro-méditerranéenne
Alberto COLLARETA, Marco MERELLA, Simone CASATI, Giovanni COLETTI & Andrea DI CENCIO

 | HTML  | PDF [669 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2110

 Résumé :  Le genre Aetobatus (Myliobatiformes : Aetobatidae) est un genre actuel de raies aigles vivant dans les environnements tropicaux et subtropicaux marins peu profonds des océans Atlantique, Pacifique et Indien. De nos jours, Aetobatus n'habite plus les eaux tempérées de l'Europe et de la Méditerranée, bien qu'il soit connu dans cette vaste région par le recensement de plusieurs dents fossiles dont la distribution chronostratigraphique s'étale du Paléogène inférieur au Néogène supérieur. Le présent article décrit une dent fossile d'Aetobatidae, identifiée comme appartenant à †Aetobatus cf. cappettai, découverte dans les dépôts marins du Pliocène moyen (3,82-3,19 Ma, Zancléen supérieur - Piacenzien inférieur) affleurant dans les environs de Certaldo (Toscane, Italie). Ce spécimen représente l'occurrence la plus récente d'Aetobatus le long des côtes d'Europe continentale ; en outre, avec les découvertes antérieures de gisements plus ou moins contemporains de Majorque (Baléares, Espagne), il représente l'enregistrement fossile le plus récent de ce genre dans toute la région euro-méditerranéenne. Compte tenu des préférences environnementales des espèces actuelles d'Aetobatus, notre découverte évoque des conditions paléo-environnementales favorables à la persistance de taxons "survivants miocènes" à affinités tropicales/subtropicales le long des côtes du Pliocène de la Toscane. En outre, cela soulève la question de savoir si la crise de salinité messinienne a abouti ou non à l'effondrement complet du biote marin méditerranéen et à la recolonisation ultérieure de ce bassin à partir des eaux atlantiques voisines et/ou des refuges intra-bassinaux marginaux dispersés au début du Pliocène. La possibilité de recoloniser la mer Méditerranée à travers le canal de Suez dans un futur proche est enfin discutée pour ce qui concerne le genre Aetobatus.

Carnets Geol., vol. 21, nº 10, p. 203-214

En ligne depuis le 24 juin 2021


Le Projet Kalkowsky - Chapitre I. La relation ooïde - stromatoïde dans un stromatolithe de la Formation Maiz Gordo (Argentine)
Bruno R.C. GRANIER & Philippe LAPOINTE

 | HTML  | PDF [1.400 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2109

 Résumé :  L'étude comparative d'oolithes et de stromatolithes démontre des similitudes frappantes entre le matériel triasique allemand de Kalkowsky (d'après des informations disponibles dans la littérature scientifique) et notre matériel paléogène argentin. Cependant, ce dernier est mieux à même d'illustrer qu'ooïdes et stromatoïdes, donc oolithes et stromatolithes, qui partagent la même nature duale, organique et minérale, ne sont que les membres extrêmes d'un ensemble de structures carbonatées d'origine microbienne.

Carnets Geol., vol. 21, nº 9, p. 193-201

En ligne depuis le 14 juin 2021


Ostracodes messiniens du Détroit Bétique occidental (Sud-Ouest de l'Espagne)
Verónica ROMERO, Francisco RUIZ, María Luz GONZÁLEZ-REGALADO, Josep TOSQUELLA, Manuel ABAD, Tatiana IZQUIERDO, Antonio TOSCANO & Paula GÓMEZ

 | HTML  | PDF [620 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2108

 Résumé :  Au Néogène, le Détroit Bétique est l'un des passages entre l'Océan Atlantique et la Mer Méditerranée. Dans cet article, nous analysons les faunes d'ostracodes provenant d'un forage réalisé dans le sud-ouest de l'Espagne et, plus précisément, situé sur le trajet du détroit. Ce forage a traversé des sédiments déposés au cours de la période immédiatement antérieure à la crise de salinité messinienne. Au cours du Messinien moyen (6,8-6,0 Ma), les associations d'ostracodes, rares et peu diversifiés (Krithe, Parakrithe, Henryhowella), sont typiques de paléo-environnements bathyaux supérieurs (de 200 à 400 m de profondeur). Cette période comprend une courte transition (6,26-6,25 Ma) jusqu'à des paléo-environnements néritiques externes. Elle coïncide avec un épisode de glaciation et l'association est caractérisée par la présence d'Acanthocythereis hystrix (Reuss, 1850) et la disparition des genres Krithe et Parakrithe. Les espèces les plus fréquentes ont une large distribution biostratigraphique, la plupart étant présentes du Tortonien à l'Holocène.

Carnets Geol., vol. 21, nº 8, p. 181-192

En ligne depuis le 1 avril 2021


Brachiopodes jurassiens de l'intervalle Valanginien – Hauterivien. Leur contribution à la datation de la Formation de Salima au Mont Liban
Yves ALMÉRAS, Serge FERRY, Bruno R.C. GRANIER & Yann MERRAN

 | HTML  | PDF [1.734 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2107

 Résumé :  Les gisements jurassiens français ou suisses du Crétacé basal (Valanginien ou Hauterivien) recèlent de nombreuses espèces de brachiopodes parmi lesquelles 3 espèces inconnues au Liban : Lamellaerhynchia desori (Loriol in Pictet & Campiche, 1872), Sulcirhynchia valangiensis (Loriol, 1864) et Terebratulina arzierensis (Loriol, 1864). Le site fossilifère de la Formation de Salima à Zeghrine, une localité proche de Bikfaya (Mont Liban), recèle une association constituée de Belothyris pseudojurensis (Leymerie, 1842), Lamellaerhynchia hauteriviensis Burri, 1953, Loriolithyris valdensis (Loriol, 1868), Lor. latifrons (Pictet, 1872), Sellithyris carteroniana (Orbigny, 1847) et Terebratulina biauriculata Orbigny, 1850, toutes également présentes dans les localités jurassiennes. Sur la base de l'étude de son association de brachiopodes, la Formation de Salima est par conséquent attribuée au Valanginien indifférencié.

Carnets Geol., vol. 21, nº 7, p. 163-179

En ligne depuis le 24 mars 2021


Premier enregistrement des modifications paléo-océanograhiques et paléo-climatologiques au Campanien supérieur, Plate-Forme Arabe, secteur de Mazidag-Mardin area, Turquie du sud-est
İsmail Ömer YILMAZ, Izzet HOŞGÖR, Sevinç ÖZKAN-ALTINER, Michael WAGREICH & Jiří KVAČEK

 | HTML  | PDF [1.897 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2106

 Résumé :  La sédimentologie, la géochimie et la paléontologie des dépôts pélagiques d'âge Campanien supérieur à Maastrichtien de la Formation de Bozova illustrent pour la première fois les changements paléo-océanographiques dans le secteur de Mazıdağı-Mardin, Turquie du sud-est. La coupe stratigraphique composite, épaisse de 119,25 m, est constituée d'alternances de marnes, calcaires marneux, argiles et argiles noires ("black shales") ; aucun mélange grossier silicoclastique ou intercalation de turbidite n'a été observé dans la coupe. Les données biostratigraphiques indiquent la présence de la Zone à Radotruncana calcarata et des zones de nannofossiles UC15de/UC16. Les analyses géochimiques d'isotopes stables et d'éléments-traces ont été effectuées sur la coupe étudiée. Les courbes isotopiques résultantes montrent des variations similaires aux courbes de référence des bassins européens et chinois pour la même période. L'excursion principale négative en isotopes du carbone reconnue dans l'intervalle supérieur peut être corrélée avec l'Événement du Campanien supérieur. Les éléments-traces montrent de manière générale deux tendances haussières relatives de la productivité dans la partie inférieure et la partie moyenne de la succession lithologique. La partie inférieure de la coupe montre des conditions relativement plus dysoxiques/anoxiques et coïncide avec les niveaux habituels de "black shales".
La présence conjointe de foraminifères planctoniques et de nannofossiles calcaires diversifiés dans l'intervalle étudié indique un environnement marin océanique téthysien de basse latitude et d'eaux chaudes. De plus, les fossiles de plantes provenant de la masse continentale voisine indiquent un climat tropical humide similaire à celui de l'actuelle Australie nord-orientale. Par conséquent, des conditions atmosphériques tropicales humides et d'eaux chaudes se sont développées dans la zone d'étude provoquant une hausse de la productivité, des précipitations et le transport de débris végétaux jusqu'aux environnements marins du grand large.Des traces fossiles bio-érosives (perforations) sont décrites pour la première fois en Algérie. Trois ichnotaxons observés dans des coquilles d'Ostrea lamellosa du Messinien inférieur (Miocène terminal) du bassin de la Tafna sont décrits. Ces derniers sont attribués à Entobia cf. geometrica, Gastrochaenolites cf. torpedo et Trypanites isp.. Les coquilles d'Ostrea lamellosa sont encroûtées par des balanidés eux-mêmes perforés par Trypanites isp.. L'ichnoassemblage étudié est attribué à l'ichnofaciès à Trypanites. En outre, la bio-érosion et l'encroûtement décrits ici permettent l'identification des différentes phases de la transgression messinienne sur le haut-fond de Souk el Khemis.

Carnets Geol., vol. 21, nº 6, p. 137-162

En ligne depuis le 24 mars 2021


Bioérosion des coquilles d'Ostrea lamellosa du Messinien du bassin de la Tafna (NO Algérie)
Mohammed N. NAIMI, Olev VINN & Amine CHERIF

 | HTML  | PDF [1.139 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2105

 Résumé :  Des traces fossiles bio-érosives (perforations) sont décrites pour la première fois en Algérie. Trois ichnotaxons observés dans des coquilles d'Ostrea lamellosa du Messinien inférieur (Miocène terminal) du bassin de la Tafna sont décrits. Ces derniers sont attribués à Entobia cf. geometrica, Gastrochaenolites cf. torpedo et Trypanites isp.. Les coquilles d'Ostrea lamellosa sont encroûtées par des balanidés eux-mêmes perforés par Trypanites isp.. L'ichnoassemblage étudié est attribué à l'ichnofaciès à Trypanites. En outre, la bio-érosion et l'encroûtement décrits ici permettent l'identification des différentes phases de la transgression messinienne sur le haut-fond de Souk el Khemis.

Carnets Geol., vol. 21, nº 5, p. 127-135

En ligne depuis le 28 février 2021


Les bélemnites néocomiennes méditerranéennes, 5e partie : Distribution temporelle et zonation du Valanginien (avec quelques remarques sur la lithologie)
Nico M.M. JANSSEN

 | HTML  | PDF [5.238 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2104

 Résumé :  Une zonation établie sur la distribution temporelle des bélemnites est présentée pour le Valanginien et ses limites. Elle est calibrée sur des coupes du bassin pré-vocontien (sud-est de la France) datées par ammonites et corrélées banc par banc. Trois coupes inédites sont présentées ici. Ce sont au total sept zones et six sous-zones qui sont proposées ici. De plus, les différences concernant la répartition spatiale des bélemnites sont analysées au sein du domaine vocontien ainsi que dans d'autres régions (Bulgarie, Crimée, Espagne, France, Hongrie, Maroc, Roumanie, Slovaquie, Suisse, Tchèquie). Enfin, deux addenda présentent des remarques concernant certaines particularités lithologiques.

Carnets Geol., vol. 21, nº 4, p. 67-126

En ligne depuis le 28 février 2021


Révision d'Ostrea (Gigantostrea) gigantica Solander var. oligoplana Sacco et d'Ostrea (Ostrea) isseli Rovereto (Oligocène, Bassin tertiaire du Piémont, NO Italie)
Maria Cristina BONCI, Davide DAGNINO, Andrea MANDARINO, Aaron MAZZINI & Michele PIAZZA

 | HTML  | PDF [1.573 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2103

 Résumé :  L'objectif du présent travail est la révision et la nouvelle illustration d' Ostrea(Gigantostrea) gigantica Solander var. oligoplana Sacco, 1897, d'Ostrea (Ostrea) isseli n. denom. Rovereto, 1897, et d'Ostrea (Ostrea) isseli n. denom. var. elongata Rovereto, 1897. Ces taxons proviennent des couches oligocènes de la Formation de Molare (bassin tertiaire du Piémont, Piémont méridional - Ligurie centrale, Italie du nord-ouest). Les syntypes d'O. (G.) gigantica var. oligoplana figurent dans la collection Bellardi et Sacco du Musée Régional de Sciences Naturelles de Turin ; les syntypes d'O. (O.) isseli et d'O. (O.) isseli var. elongata font partie de la collection BTP (Département de Sciences de la Terre, de l'Environnement et de la Vie - DISTAV - Université de Gènes). La variété oligoplana est ici élevée au rang d'espèce et attribuée au genre Pycnodonte Fischer von Waldheim, 1835. O. (O.) isseli et O. (O.) isseli var. elongata sont ici considérées des synonymes juniors du taxon de Sacco. Rovereto a comparé sa nouvelle espèce à Ostrea subgigantea Raulin & Delbos, 1855, un taxon peu connu qui est figuré ici pour la première fois et considéré comme représentant une espèce distincte de P. oligoplana (Sacco, 1897).

Carnets Geol., vol. 21, nº 3, p. 55-66

En ligne depuis le 24 février 2021


Révision systématique et évolution de la famille tithonienne des Chitinoidellidae Trejo, 1975
Mohamed BENZAGGAGH

 | HTML  | PDF [1.884 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2102

 Résumé :  Plusieurs nouveaux genres et espèces de la famille des Chitinoidellidae Trejo, 1975, ont été créés par Pop (1997, 1998a, 1998b). Certains de ces taxons sont justifiés, mais d'autres sont mal définis et nécessitent une révision. Je discute ici la non-validité de certains taxons et je propose une nouvelle classification systématique et un cadre évolutif pour la famille des Chitinoidellidae, avec deux sous-familles : 1) Dobeninae, qui regroupe des chitinoïdelles de petite taille, avec les genres Borziella Pop, 1997, Carpathella Pop, 1998a, Daciella Pop, 1998a (amendé), Dobenilla n. gen. et Popiella Reháková, 2002, et 2) Bonetinae, qui regroupe des chitinoïdelles de plus grande taille, avec les genres Bermudeziella n. gen., Bonetilla n. gen. et Furrazolaia n. gen.. Ces deux sous-familles sont séparées dans le temps. Les espèces de petite taille de la sous-famille des Dobeninae caractérisent la Sous-Zone à Dobeni (Zone à Ponti des ammonites) et disparaissent immédiatement avant l'apparition des spécimens de plus grande taille de la sous-famille des Bonetinae qui, quant à eux, caractérisent la Sous-Zone à Boneti (Zone à Microcanthum p.p. des ammonites).

Carnets Geol., vol. 21, nº 2, p. 27-53

En ligne depuis le 15 février 2021


Notice nomenclaturale, p. 54


Apianella nom. nov. (Dasycladales, Triploporellaceae) : Nouveau nom pour le genre algaire Apinella Granier et al., 1986, préoccupé
Bruno GRANIER & François MICHAUD

 | PDF [123 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.21NN1

 
Carnets Geol., vol. 20, Notice nomenclaturale 1, p. 26

En ligne depuis le 21 janvier 2021


Bacinella, un type particulier de structure calcimicrobienne mésozoïque
Bruno R.C. GRANIER

 | HTML  | PDF [3.800 KB]  | DOI : 10.2110/carnets.2021.2101

 Résumé :  La controverse entourant Bacinella irregularis Radoičić, 1959, et Lithocodium aggregatum Elliott, 1956, a fait s'opposer sédimentologues et paléontologues. Les arguments pour les exclure des Codiaceae sont passés en revue. Ces mêmes arguments peuvent également être avancés pour réfuter leur attribution à la plupart des autres groupes d'organismes. La seule hypothèse qui résiste alors à tous ces éléments de réfutation est celle d'une association impliquant des communautés microbiennes. En conséquence, ces structures sont ici traitées comme des structures biosédimentaires, à savoir des structures bacinellae, et non comme des taxons. L'une des caractéristiques propres aux organismes responsables de ces structures bacinellae est leur forte capacité de corrosion, comme en témoignent des exemples de fossiles partiellement ou totalement cannibalisés. Cette cannibalisation représente un état de corrosion au-delà de l'altération de surface et des perforations. Outre leur capacité à corroder les substrats calcaires, ces organismes microbiens sont capables de former des nodules ou des oncoïdes, voire même des biostromes qui, selon leur stade de développement, peuvent constituer des substrats mous, fermes, voire durs. Cependant, dans l'état actuel de nos connaissances, les communautés microbiennes contribuant à ces structures bacinellae n'ont jamais construit de bioherme. Pour compléter ce tour d'horizon synthétique, un modèle de construction rassemblant de manière cohérente la plupart des variantes architecturales est présenté. Quant au foraminifère endolithique Troglotella incrustans, fréquemment associé aux structures bacinellae, ce n'est ni un organisme encroûtant, ni un perforant. Enfin, contrairement à certaines hypothèses erronées, aucun épisode majeur à bacinellae n'a jamais été observé à la suite d'un Événement Anoxique Océanique significatif.

Carnets Geol., vol. 21, nº 1, p. 1-25

En ligne depuis le 21 janvier 2021


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